Près de la moitié des élèves d’une école islamique au Nigeria ont perdu leur père dans l'insurrection menée par Boko Haram.


Saharamédias+Afp
Jeudi 24 Juillet 2014


A «l'école des prouesses du futur» de la fondation islamique, à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, près de la moitié des élèves ont perdu leur père dans l'insurrection islamiste menée par Boko Haram.


Près de la moitié des élèves d’une école islamique au Nigeria ont perdu leur père dans l'insurrection menée par Boko Haram.
Aicha Abubakar, 13 ans, a assisté à l'exécution de son père sous son propre toit, il y a deux ans. Grâce à cette école entièrement gratuite, l'adolescente a l'espoir de pouvoir poursuivre son rêve malgré tout: celui de faire des études de médecine.
«Je suis sûre que mon père serait fier d'avoir un enfant docteur», confie-t-elle à l'AFP. Dans le nord du Nigeria, très pauvre, l'école est un luxe, surtout depuis que le groupe Boko Haram, qui a revendiqué l'enlèvement de plus de 200 lycéennes mi-avril, a déclaré la guerre à l'éducation. Selon un décompte du gouverneur de l'Etat de Borno, dont Maiduguri est la capitale, publié cette semaine, 176 enseignants ont été tués et 900 écoles détruites dans cet Etat depuis 2011.
«L'école des prouesses du futur» offre à quelques-uns des enfants pris au cœur des violences une éducation mais aussi des repas, des uniformes et une couverture maladie. Fondée en 2007 pour les pauvres et les orphelins, cette école a accueilli 36 enfants la première année, mais avec l'intensification de l'insurrection islamiste, les demandes d'inscription sont de plus en plus nombreuses.
 














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