Présidentielle en Côte d’Ivoire 2010 : le pays au bord du gouffre


saharamedia
Samedi 4 Décembre 2010



Présidentielle en Côte d’Ivoire 2010 : le pays au bord du gouffre

Le Conseil Constitutionnel a proclamé Laurent, candidat de La Majorité présidentielle (LMP), vainqueur du deuxième tour de l’élection présidentielle ivoirienne du dimanche 28 novembre dernier avec 51,45% des suffrages, contre 48,55%  Alassane Dramane Ouatara, candidat du Rassemblement des Houphoueitistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), ce vendredi.

La décision du Conseil Constitutionnel tombe prés de 24 heures après l’annonce de la victoire de l’ancien premier Ministre, avec 54,10%, contre 45,90% par la Commission Electorale Indépendante (CEI).
Juste après la déclaration du président du Conseil Constitutionnel, le Secrétaire Général des Nations Unies (ONU), Ban Ki-Moon, a félicité Alassane Ouatara pour « son élection et demandé « au président élu de travailler pour une paix durable, la stabilité et la réconciliation en Côte d’Ivoire ».
Le conseil Constitutionnel, dont le président, Paul Yao N’Dre, membre fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI), avait manifesté publiquement son opinion en déclarant « nuls » les résultats proclamés
par la CEI, ramène le pays à sa situation d’avant l’Accord Politique de Ouagadougou.

 

Du coup, un troisième tour de l’élection présidentielle va se jouer dans la rue, car le camp  Ouatara et la communauté internationale perçoivent  l’annonce du Conseil Constitutionnel comme une décision
politicienne  émanant d’un éminent membre du « clan » Gbagbo maquillé par des arguties faussement juridique et procède d’une ultime manœuvre viser à détourner la volonté populaire.
Idée confortée par le fait que les faits sur lesquels la haute juridiction, et qui se sont déroulés dans le Nord, à l’origine de l’annulation, n’ont pas entraîné de morts d’hommes.

Alors qu’au même moment, des violences électorales entachant le vote dans la partie  du pays contrôlée  par Gbagbo faisait 20 morts.

Manouvrier  hors pair, le candidat battu de La « Majorité » présidentielle dont la minorité vient d’être administrée par les urnes, ira jusqu’au bout de sa logique en s’appuyant sur une partie de
l’état-major qui lui est fidèle, sa milice armée et les troupes du FPI, toujours prêtes à investir la rue pour donner le pouvoir au chef.

En face, c'est-à-dire au Nord, une rébellion qui n’a jamais désarmé pour ne pas être à la merci d’un homme contre lequel elle avait justement pris les armes le 19 septembre 2002.

Du coup, tous les ingrédients d’une déflagration générale en Côte d’Ivoire sont réunis.

Décidemment, la fin de règne de Laurent Gbagbo risque de ressembler fortement à son accession au pouvoir, laquelle c’était faite  en marchant sur des cadavres et charniers  en octobre 2000.















GABONEWS APAnews