Prévention des crises et promotion de la paix / Médiation et Facilitation dans l'espace francophone : Théorie et Pratique


saharamedia
Jeudi 29 Juillet 2010



Prévention des crises  et promotion de la paix / Médiation et Facilitation dans l'espace francophone : Théorie et Pratique

A l’initiative de l’organisation internationale de la francophonie et sous l’impulsion de son secrétaire général, Abdou DIOUF, des Chefs d’Etats et un groupe de grands médiateurs, de chercheurs, de penseurs et d’analystes de hauts niveaux ont contribué à l’élaboration d’un ouvrage qui dresse un tableau synoptique de la prévention des crises  et la promotion de la paix. Sahara media, en choisissant de mettre à la disposition de ses lecteurs les extraits saillants de cet ouvrage,  édifiant à plus d’un titre, se fera un point d’honneur, sans se méprendre des mérites des autres, à mettre en exergue la contribution du compatriote Mohamed El Hacen Ould Lebatt en tant que membre du comité du pilotage et du compatriote Ahmedou Ould Abdalla en tant que contributeur.

Préfacé par le secrétaire  général de l’organisation, cet ouvrage est le résultat de la contribution :

D’un comité de pilotage présidé par Jean-Pierre Vettovaglia et composé de Christine Desouches, Albert Bourgi, Jean du Bois de Gaudusson, E.Hacen Lebatt, Joseph Maïla, Hugo Sada, André Salifou

Des contributeurs que sont Annika Åberg, Salman Ahmed, Oury Bah, Oumar Baldet, Djibrill Ypéné Bassolé, Jean-Daniel Biéler, Mô Bleeker, Ridha Bouabid, Lakhdar Brahimi, le Président Pierre Buyoya, le Président Blaise Compaoré, Flavien Enongoué, Mario Giro, Thomas Greminger, Kari Karamé, Ntolé Kazadi, Demba Keita, Edem Kodjo, Lansana Kouyaté, André Lewin, Jonathan Litscher, Moustapha Niasse, Ahmedou Ould-Abdallah, Carol Mottet, Katia Papagianni, Guy Rossatanga-Rignault, Mélégué Traoré, Komi Tsakadi, le Président Abdoulaye Wade, Pierre-André Wiltzer, Richard Wright et Vincent Zakaré.

Sahara Media, dans le souci de donner à ses lecteurs une vision d’ensemble de cet ouvrage, a choisi d’en publier plusieurs extraits en commençant par l'introduction faite par Jean-Pierre Vettovaglia président  du comité de pilotage.

 

Introduction

Pourquoi ce livre, demande-t-on toujours ? Cet ouvrage  - tout comme son frère jumeau consacré à l'observation internationale des élections et à l'assistance électorale dans l'espace francophone qui paraît simultanément – est né d'une simple constatation. Après sept ans et demi à Paris en tant que Représentant personnel du Président de la Confédération suisse pour la Francophonie,  il m'a paru à la fois nécessaire et urgent de combler une lacune: la richesse des nombreuses réflexions et expériences de la Francophonie politique dans le domaine de la médiation/facilitation  est trop peu connue  et donc  guère  appréciée à sa juste valeur.

Et pourtant, il y a là un trésor caché d'enseignements et de bonnes pratiques. Les travaux de l'organisation, les rapports des colloques organisés par sa Délégation aux droits de l'homme, à la paix et à la démocratie n'ont circulé qu'en vase plutôt clos. Les Ministères des affaires étrangères des pays membres n'y font pas ou peu référence et peu de bibliographies en mentionnent les travaux.

Voici donc plus de quinze ans d'expériences originales et de réflexions pertinentes des meilleurs experts francophones portés à la connaissance d'un plus vaste public.

L'occasion a aussi été saisie d'ouvrir les fenêtres en considérant les fondements théoriques et historiques de la médiation/facilitation et en faisant état de l'expérience des autres Organisations internationales impliquées sur le même terrain. Les réflexions de notre collectif d'auteurs dépassent le cadre de la Francophonie  et possèdent donc une valeur ajoutée d'intérêt général.

La médiation est devenue aujourd'hui un outil indispensable dans la prévention et la résolution des conflits internationaux, régionaux ou intraétatiques. La plupart des conflits récents ont en effet été résolus par la médiation et non par une victoire militaire. En conséquence de quoi la médiation a pris beaucoup d'importance comme moyen de règlement pacifique des différends. Le Secrétaire général des Nations Unies encourage l'utilisation accrue de ce mécanisme. Le nombre d'organisations internationales intergouvernementales et non gouvernementales  impliquées dans des activités de médiation  a considérablement augmenté. Nul ne dispute en effet, et ce à travers toutes les cultures, la nécessité du recours aux voies pacifiques comme mode privilégié de résolution des conflits. Et ce, dans un monde de plus en plus dangereux.

D'où une offre de service souvent pléthorique, voire confuse parfois, de la part des Etats, des Organisations internationales intergouvernementales et des ONG. Tous recherchent un degré de reconnaissance internationale car le prestige et le respect attachés à une médiation à succès sont fort grands. L'incitation à intervenir est ainsi fournie. L'on ne peut que se féliciter en principe de voir un nombre croissant d'acteurs prêts à consacrer leur temps et des moyens financiers à des processus de paix. Encore faut-il que la compétition ne soit pas néfaste à ces activités de prévention des crises et  des conflits. Un praticien de la médiation comparait la course aux armements de la guerre froide (« arms race »)  avec la « course à la paix » (« peace race ») de tous ceux qui veulent s'impliquer activement dans une action de médiation.

Les changements de régime par la force, les guérillas, l'éclatement de pays minés par des luttes tribales ou communautaires, le territoire, le fanatisme religieux, la faillite d'administrations corrompues et gangrenées par un conception patrimoniale du pouvoir, la misère chronique, les violences, le sous-développement économique et social, la mauvaise répartition des revenus des matières premières et du pétrole, les dégradations environnementales, la fragilité des institutions et des processus démocratiques, la faiblesse de l'Etat de droit, des consultations électorales contestées, la démographie, tout cela constitue des sources de tensions, de crises et de conflits  pouvant justifier le recours à la médiation. Elle peut se situer tout au long de ce continuum de crise et ne peut être associée à un moment particulier.

La médiation se justifie à titre préventif, en période de paix, mais dans un contexte de tensions croissantes. Elle peut intervenir en période de paix instable, toujours à titre préventif, mais après un début de confrontations (prévention précoce). Dans un contexte de gestion de crise, la médiation cherchera à prévenir une escalade de la violence (prévention tardive). En période de conflit ouvert (guerre), dans un contexte de gestion des conflits, elle visera à obtenir un cessez-le-feu, voire un accord sur la fin des hostilités. Dans le cadre d'un processus de paix, la médiation s'essayera à la négociation d'un accord partiel ou plus rarement d'un accord complet. Enfin, dans le cadre du maintien de la paix ou de restauration de celle-ci, elle aura toujours un rôle essentiel à jouer dans la mise en oeuvre des stratégies de rapprochement et de réconciliation des ennemis du passé ainsi que de la reconstruction des institutions nouvelles et de l'économie du pays. La médiation est en conséquence un processus dynamique à envisager dans la durée. Quoi qu'il en soit, la médiation apparaît aujourd'hui comme la réponse la plus appropriée aux conflits les plus multiformes et à l'ambition de la communauté internationale de construire un monde plus pacifique. Ce n 'est pas une panacée universelle, ni une formule magique: il serait faux de croire que tous les conflits s'y prêteront et qu'elle n'a pas ses propres limitations.

Dans la quête  permanente par la communauté internationale du maintien de la paix et de la sécurité internationale, les nouvelles dimensions des conflits actuels, complexes et intraétatiques pour la plupart, imposent le recours à des stratégies de médiation innovantes et de plus en plus ingénieuses. La médiation est un « art » difficile (chaque médiation est en quelque sorte unique) où le succès n'est pas toujours au rendez-vous et dans lequel les erreurs sont faciles à commettre. Les problèmes politiques sans solution abondent dans le monde et l'on peut même considérer que leur nombre s'accroît plus vite que les solutions disponibles. La médiation a donc un bel avenir devant elle. Depuis la fin de la guerre froide, la communauté internationale fait d'ailleurs preuve d'un bel activisme en matière de prévention, de gestion des conflits et de maintien de la paix. Même s'il existe un fossé entre l'idéal de prévention et l'effective timidité des efforts consentis pour une action véritablement précoce.

Dans les premières années du 21ème siècle, des tierces parties jouèrent un rôle majeur dans bien des conflits: Aceh, Tchad, République démocratique du Congo, Cambodge, Côte d'Ivoire, Somalie et Soudan. Le succès croissant de la médiation ne se dément donc pas. En 2006, des médiations étaient en cours dans plus de 60% des conflits armés dans le monde (« Peace Process Yearbook », 2007).

Les chiffres concernant les conflits intraétatiques confirment cette évidence statistique. Dans la période 1946 à 1989, il y eut un total de 141 conflits de ce type dont 82 se terminèrent par une victoire sur le terrain (58,2%), 12 par un accord de paix (8,5%), et 2 par un cessez-le-feu (1,4%). Ces chiffres sont complètement renversés pour les 147 conflits de la période suivante 1990 à 2005: seules 20 victoires furent conquises sur le terrain (13,6%) contre 27 accords de paix (18,4%) et 29 cessez-le-feu (19,7%). (Les pourcentages qui manquent jusqu'à 100% représentent des conflits dormants, des conflits qui restent sans victoire, ni accords, des belligérants  qui se sont retirés ou ont opté pour une stratégie non-violente). L'Afrique reste le continent le plus marqué avec de 1946 à 2005 quelque 120 conflits dont 38 se sont terminés par une victoire sur le terrain, 23 par un accord de paix, 12 par un cessez-le-feu et 44 par d'autres moyens (cf Kreutz Joakim, « How and When Armed Conflicts End: Introducing the UCDF Conflict Termination Data Base », à paraître en 2010 dans « Journal of Peace Conflict ».

Dans bien des cas, la médiation est suggérée par le médiateur lui-même qui offre directement ses services ou par l'intermédiaire d'une Organisation internationale. Les Etats restent les médiateurs les plus fréquents dont les Etats Unis, la France, la Fédération de Russie, l'Egypte et l'Algérie pour  citer les plus fréquemment sollicités (+ ou – 60%), suivis par les Organisations internationales intergouvernementales (entre 30 et 40%). Les ONG et les personnalités privées suivent loin derrière. Pris individuellement, c'est l'Organisation des Nations Unies qui se positionne clairement comme le médiateur le plus actif. Il faut avoir à l'esprit que la plupart des médiations échouent (entre 50 et 60%) et que même les accords de paix signés n'empêchent pas la résurgence des conflits dans les 5 ans (près de 45% des cas).

La résolution des conflits internationaux ou intraétatiques représente actuellement l'un des champs de recherche académique avec le plus fort taux de croissance, du moins dans le monde anglo-saxon. Cette discipline a émergé en tant que secteur de recherche spécialisé dans les années 50 mais connaît depuis une quinzaine d'années un réjouissant développement interdisciplinaire, en langue anglaise presque exclusivement. L'un des principaux auteurs sur la médiation internationale des conflits, le Professeur Jacob Bercovitch, a écrit ou publié comme éditeur des milliers de pages sur le sujet ces 15 dernières années sans avoir pratiquement jamais eu recours à des auteurs, chercheurs ou praticiens, francophones, sauf exception.

Une réaction s'imposait puisque l'art (ou la science? ou la «folie» selon l'expression de L. Brahimi et de Bercovitch) de la médiation  dans les conflits armés est devenu l'un des sujets de prédilection de la recherche universitaire, de nombreux cours universitaires et de publications académiques de plus en plus volumineuses. La recherche scientifique a pu disposer des nombreuses expériences vécues de diplomates et de politiciens et mêler ainsi théorie et pratique dans une très grande diversité d'approches et de perspectives. Chacun reconnaît que les leçons apprises et les bonnes pratiques retirées d'expériences vécues sont utiles pour la conduite des futurs efforts de médiation. Même si chaque cas possède des particularités propres. Ce transfert de connaissances reste d'ailleurs plutôt embryonnaire à l'heure actuelle et devrait être développé.

Cet ouvrage qui recense l'essentiel des éléments conceptuels, historiques, méthodologiques et pratiques de la médiation depuis le début des années 90 est rédigé par des hommes politiques, des professeurs et des praticiens de la médiation du monde francophone, dont beaucoup d'Africains eux-mêmes. Ne serait-ce que pour cela, il a le mérite d'exister.  La bibliographie se veut très complète et les documents publiés, soit les accords entre parties aux conflits, le sont pour la première fois.

Notre publication s'efforce de tenir compte des recherches les plus récentes sur le sujet et fait appel aux médiateurs qui ont opéré sur le terrain. Cette étude rassemble en effet un nombre important d'auteurs, tous familiers des relations internationales et de la médiation en particulier. Notre soucis principal a porté sur la maîtrise des voies et moyens de parvenir à une médiation efficace et durable dans ses résultats. Nos auteurs ont réfléchi en particulier aux éléments déterminant le succès d'une médiation, à l'étendue et à la diversité de la médiation dans l'environnement contemporain ainsi qu'aux nouvelles stratégies d'intervention.

Un premier chapitre consacré aux concepts et aux approches place la médiation dans le contexte des crises et des conflits contemporains et tente une approche terminologique ainsi qu'une typologie de la médiation. Les expériences d'un grand nombre d'éminents praticiens de la médiation enrichissent le champs des observations sur le terrain. La parole est d'abord donnée à de grands médiateurs, tels Lakhdar Brahimi, Mohamed Ould Abdallah, Ypéné Bassolé, E.Hacen Lebatt, Edem Kodjo. L'approche des Organisations internationales activement engagées en matière de médiation est également recensée.  Un vade-mecum de la médiation essaie ensuite de regrouper les principales caractéristiques du « métier » de médiateur et se veut comme un guide de la médiation regroupant l'essentiel des bonnes pratiques répertoriées par la littérature existante et les familiers de la médiation.

Le chapitre 2 est tout entier consacré à la démarche et au dispositif francophones de mise en place des  activités de médiation/facilitation de l'Organisation Internationale de la Francophonie.

Le chapitre 3 propose l'étude de cas dans l 'espace francophone (Sahara occidental, Libye/Nord-Mali/Nord-Niger, Bénin, Casamance, Côte d'Ivoire, Guinée, Mauritanie, Togo, Burundi, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Tchad, Soudan, Comores, Madagascar et Haïti) ainsi que deux articles sur les diverses médiations entreprises par les Chefs d'Etat du Burkina Faso et du Gabon.

Le chapitre 4 est consacré aux perspectives de la médiation dans la prévention des conflits, précoce et tardive, et cherche à faire le tour des dynamiques nouvelles, du potentiel et des défis de la médiation et  puis explore d'autres formes de médiation possibles, celle d'ONG comme Sant'Egidio ou « International Alert » qui interviennent à différents niveaux ainsi que la médiation parlementaire. Une série d'études spécialisées porte sur des points précis. Ces études touchent à la fois l'importance des dynamiques endogènes et des mécanismes traditionnels de prévention des conflits, le traitement du passé, le rôle des femmes, le partage du pouvoir, l'argument du droit constitutionnel dans les médiations, les aspects financiers de la mise sur pied d'un Etat de droit en sortie de crise ainsi que la coopération et la complémentarité  entre les organisations  internationales dans le contexte d'une médiation commune. La conclusion traite de l'allongement (durabilité) et de la complexification de la médiation  et recense « Les dix commandements » de la médiation dans un sens prospectif.

Les annexes qui accompagnent ce volume dressent la liste des guerres et conflits de l'espace francophone depuis la fin de la guerre froide, chaque conflit faisant l'objet d'une fiche signalétique. Une liste des médiations a été établie et un certain nombre d'accords de paix sont publiés à titre d'exemples. Une vaste bibliographie complète cet ouvrage.

Cet exercice n'aurait pas été possible sans l'aval du Président Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, qui a chargé le soussigné de présider à la mise sur pied de cet ouvrage en tant que consultant dont les honoraires ont été pris en charge par l'Organisation internationale de la Francophonie. Qu'il trouve ici les plus vifs remerciements du soussigné pour la confiance mise en lui ainsi que l'expression de toute sa reconnaissance et de sa plus haute estime. De son amitié aussi.

Cette aventure éditoriale a  été menée  par  un Comité de pilotage qui, outre  son Président,   a réuni Madame Christine Desouches, Conseillère spéciale du Secrétaire général de la Francophonie, Monsieur Hugo Sada, Délégué à la Délégation  aux droits de l'homme, à la paix et à la démocratie de l'OIF, le Professeur Albert Bourgi, le Professeur Jean du Bois de Gaudusson, le Professeur E. Hacen Lebatt, le Professeur Joseph Maïla et le Professeur André Salifou. Ce groupe remarquablement soudé est solidairement co-éditeur de l'ouvrage. La compétence de mes six compagnons est trop connue de tous pour qu'il soit nécessaire  de la mettre en avant. Ils ont brillamment assuré la conception d'ensemble de cet ouvrage et la rédaction d'un certain nombre de contributions. Ma dette envers eux est immense, ma gratitude totale.

La force de l'ouvrage tient aussi et même surtout aux contributions extérieures de notre collectif d'auteurs, pas moins de 32 contributeurs pour ce volume. Leur compétence est indiscutable, leurs expériences incomparables et c'est sur eux que repose le succès de cette publication. Ils ont de plus participé à cette entreprise avec un dévouement et un plaisir évident qui les honorent.

Les frais d'édition et les frais de fonctionnement du Président et de son comité de pilotage ont été pris en charge par certains Etats membres de la Francophonie. Des remerciements tout spéciaux vont à la France et à la Suisse qui ont couvert à elles seules le tiers du budget. La Grèce, Monaco, le Québec, l'Agence Universitaire de la Francophonie ainsi que la Société Total ont couvert le reste. Ces contributions fort généreuses ont permis de maintenir le prix de ce volume à un niveau inhabituellement bas pour un ouvrage académique de cette envergure. L'accessibilité de cet ouvrage au plus grand nombre a été en effet notre première priorité. Que ces Etats membres de l'OIFTotal veuillent bien recueillir ici l'expression de toute notre appréciation et de notre plus grande reconnaissance. Merci également à eux d'avoir cru dès le premier jour à la validité de cette entreprise et à son utilité. Leur confiance a été le plus grand des encouragements.

Des remerciements particuliers vont à Maître Komi Tsakadi pour l'établissement d'une bibliographie fort complète  sur le sujet ainsi qu'à Marc J. Pasini, remarquable artiste français, pour la très attrayante maquette de couverture.

Notre gratitude va également à toutes les petites mains associées à cette aventure éditoriale trop nombreuses pour être toutes citées mais elles se reconnaîtront et savent que notre dette à leur égard est grande.

Au nom du Comité de pilotage:

 

Jean-Pierre Vettovaglia

 

Président

ancien Ambassadeur de Suisse

ancien Représentant personnel du Président

de la Confédération suisse pour la Francophonie

 

 

 


 

 















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