Prise d’otages : Le Niger adopte la même position que la Mauritanie


saharamedia
Samedi 9 Octobre 2010



Prise d’otages : Le Niger adopte la même position que la Mauritanie

Un haut responsable nigérien vient de déclarer que son pays s’oppose énergiquement aux payement de rançons à Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) pour la libération des 7 otages que l’organisation terroriste détient, dans le nord Mali depuis mi-septembre et qu’elle avait enlevé dans la localité d’Arlit connue pour ses importants gisements d’uranium.

Le ministre porte-parole du gouvernement nigérien, Mohamed Lawly Dandah, a ajouté que son pays considère, comme la Mauritanie et d’autres pays de la région, que « payer des rançons pour libérer les otages contribue à renforcer le terrorisme », selon ses propos. Il a ajouté dans une déclaration exclusive à Sahara média, que son pays considère qu’il est « concerné, en même temps que d’autres, de l’affaire des otages » et que, dans ce cadre, « il s’oppose avec force au versement de rançons à Al Qaeda ».

 

Pour le responsable nigérien, « AQMI emploie l’argent des rançons pour acheter des armes et enrôler de nouveaux combattants et toute rançon payée les pousse à aller commettre d’autres actes similaires », a-t-il précisé. Le ministre a affirmé que son pays a envoyé des renforts dans le nord Niger riche en uranium et où le groupe français AREVA opère depuis plusieurs années. L’entreprise française est le principal partenaire économique du Niger, pays qui a connu le déclenchement de trois mouvements de rébellion touareg, en l’espace de deux décennies, contre le gouvernement central du Niger.

 

L’on considère fortement que ce sont des éléments de ces mouvements qui pratiquent maintenant l’enlèvement des otages occidentaux et qui les « vendent » à AQMI. La présidente d’Areva, qui a séjourné récemment au Niger, a discuté avec le nouvel homme fort de Niamey, le général Salou Djibo, les répercussions de l’enlèvement des 7 otages sur les activités de son groupe. Avait décidé à l’issue de ces discussions, de rester au Niger, même s’il devait tout de même procéder au rapatriement des français travaillant pour le compte de la société de la cité d’Arlit.















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