Procès des présumés salafistes : Extraits des temps forts de la journée du verdict des présumés assassins des français


saharamedia
Mercredi 26 Mai 2010



Procès des présumés salafistes : Extraits des temps forts de la journée du verdict des présumés assassins des français

La journée du mardi 25 mai a été marquée par un déploiement impressionnant des forces de police dans leurs tenues camouflées noires et leurs bandoulières fourrées de balles. Elles étaient déployées aux alentours du palais de justice, aux portes d’accès, à l’intérieur et devant les entrées de la salle des audiences.

Les contrôles et les fouilles avant l'accès à la salle était méticuleux. Les prévenus, eux, dés qu’ils ont été conduits dans la salle l’un d’eux et en l’occurrence Mohamed Ould Chabarnou a lancé un appel à la prière et Mohamed Salem Ould Mohamed Lemine dit El Mejlissi s’est mis à diriger la prière que les prévenus ont effectué, en groupe, dans le box des accusés.

 

Après la prière et avant l’arrivée des membres de la cour, les inculpés Sidi Ould Sidina et Mohamed Ould Chabarnou ont demandé aux journalistes présents dans la salle de ne pas se mettre à coté des correspondants de presse français. Et Haiba Ould Maarouf d’ajouter à l’adresse d’un journaliste mauritanien : « Dis à ces français que nous continuerons le combat contre eux et il n’y aura entre nous et eux que les tueries ».

C’est alors que retentit le gong annonçant l’arrivée de la cour amenant les présents dans la salle à se lever pour saluer cette arrivée que les prévenus ont plutôt chahuté. Sur le qui vive, les officiers et inspecteurs de police, l’œil vigilant, se sont mis en position de prévenir toute éventualité dés que le juge Khay Ould Mohamed Jiyid s’est levé pour lire le verdict.

Un silence lourd plana comme si chacun, dans cette salle, avait choisi de retenir son souffle. C’était notamment le cas des familles des inculpés dont l’angoisse était très visible.

Seulement est dés que la peine capitale fut prononcée contre Ould Sidina, Ould Chabarnou et Ould Haiba, le silence céda la place à un tumulte indescriptible se traduisant par des damnations et multiples formes de protestation et d’indignation. Les pleurs et les hurlements fusaient de partout et le vacarme était total entrecoupé par des « ALLAHOU AKBAR » clamés par les condamnés à partir du box des accusés.

Aussi n’eurent-ils plus de cesse de scander leur détermination à poursuivre le combat contre les français et les chrétiens, en général précisant qu’ils utiliseront des véhicules piégés contre les intérêts des français partout dans le monde et même en Mauritanie. De plus en plus nerveuses, les forces de polices qui redoutaient un éventuel débordement, se mirent à évacuer la salle en s’interférant entre la cour et l’auditoire. L’une des parentes des condamnés s’évanouit et fut aspergée d’eau avant d’être réanimée.

L’atmosphère était électrique et les forces de l’ordre avaient hâte de voir la salle vidée de ses occupants ce à quoi elles se sont données avec rapidité. A l’extérieur, la police ne permettait plus les vas et viens qu’aux seuls journalistes sensés couvrir les événements. Quand toutes les personnes évacuèrent la salle et l’enceinte du palais de justice et que les voix s’estompèrent, il n’y avait plus d’audible que le ronflement des moteurs des véhicules de la police.















GABONEWS APAnews