Quels détenus présumés terroristes seront prochainement devant la Cour Criminelle ?


saharamedia
Jeudi 22 Avril 2010



Un certain nombre d’islamistes présumés terroristes arrêtés suivant différentes vagues, et détenus à titre préventif (depuis quelques années pour certains) devraient passer devant la Cour Criminelle au cours de la session du mois de mai, selon un communiqué du parquet rendu public au cours des dernières 48 heures.

L’instruction concernant les dossiers de certains d’entre eux, notamment les individus incarcérés au cours des derniers mois, se poursuit de manière régulière et constante, renseigne la déclaration du ministère public.

Toutefois, rapportée à la réalité des faits, l’information balancée cette semaine reste encore très vague et suscite un certain nombre d’interrogations.

Quelle est la date fixée pour le début de la prochaine session de la cour criminelle du tribunal de Nouakchott ? L’indication aurait été d’une grande utilité pour la presse chargée d’informer l’opinion nationale et internationale.

Les islamistes présumés terroristes en détention préventive sont au nombre de plusieurs dizaines. Ils sont poursuivis pour différentes infractions criminelles (atteinte à la sûreté de l’état, association de malfaiteurs, assassinat….) sur la base d’une multitude de procédures (dossiers).

Alors, quelles sont les affaires dont l’instruction est actuellement terminée, et qui auraient fait l’objet d’un renvoi définitif (frappé de recours) ? La déclaration du parquait ne fournit pas d’indications sur le sujet.

A titre d’exemple, on peut avancer une question précise : les présumés commanditaires et auteurs coauteurs et complices de l’attentat des environs d’Aleg, ayant causé la mort de 4 touristes français le 24 décembre 2007, feront ils partis du lot d’individus appelés à répondre de leurs actes devant la cour criminelle de Nouakchott au mois de mai ?

Pour le reste, la déclaration parle de garantie d’un procès équitable.

Une prétention qui relève d’une véritable confusion. Le parquet (ministère public=accusation) étant une partie au procès pénal, comme la défense et la partie civile, en quoi peut il donner les assurances pour le déroulement d’un procès juste et équitable ?

Une telle tâche revient à la cour.

Au-delà, c’est le président de la République (dont le ministère public, représentant de la société devant les juridictions, n’est pas le porte parole) garant du bon fonctionnement des institutions de l’état, et donc forcément de l’indépendance de la justice, qui est autorisé à avoir une telle prétention.

Autrement, il y a de gros risques de confusion.

 















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