Raid franco mauritanien au Mali, la presse malienne monte, enfin, au créneau


saharamedia
Lundi 26 Juillet 2010



Raid franco mauritanien au Mali, la presse malienne monte, enfin, au créneau

Après un silence plutôt curieux sur l’action militaire, menée conjointement par des troupes militaires franco mauritaniennes le jeudi dernier sur le territoire malien, la presse de ce pays n’'est pas, tout de suite, montée au créneau comme si une consigne avait été donnée à ce sujet ou alors qu’elle avait été prise de torpeur. Une torpeur dont, visiblement, elle commence, enfin, à sortir. Ainsi, ce lundi 26 juillet,  le journal « l’indépendant » a écrit : « Malgré six morts dans les rangs des terroristes, l’otage français n’a pas pu être libéré et est donc plus que jamais exposé à l’exécution. Le sort des deux otages espagnols ne tient plus qu’à un fil, d’où la colère noire de Madrid contre Paris. La fière Mauritanie, qui croyait  tenir là une magnifique occasion de démontrer à la face du monde que la méthode ATT, qui consiste à négocier avec les ravisseurs pour obtenir la libération des otages, relève de la forfaiture et de la compassion, fait piètre figure. Qui plus est, elle a dû dépêcher une forte délégation à Bamako pour présenter des plates excuses au même ATT pour avoir violé le territoire malien. Le président malien ne doit pas être trop mécontent : le raté franco-mauritanien avec, en arrière plan, l’Algérie étroitement associée à l’opération même si elle affiche un profil bas compréhensible après son échec retentissant, conforte l’analyse de ATT à savoir qu’aucun Etat sahélien ne peut, à lui seul, parvenir à bout du terrorisme sans l’aide de ses voisins immédiat »

 

 

Quand au journal « Le Républicain »  il a écrit : « Jeudi 22 juillet à l’aube, un raid militaire franco-mauritanien a secoué le nord Mali. L’opération qui a été menée en territoire malien a suscité la polémique en ce qui concerne son objectif. Pour la France, le raid auquel a participé de 20 à 30 éléments des « forces spéciales françaises », visait à libérer l’otage français Michel Germaneau. Mais pour la Mauritanie, il était destiné à « prévenir une attaque d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre la Mauritanie, Bassikhounou notamment ». L’otage français Michel Germaneau reste jusque là introuvable. Agé de 78 ans, Michel Germaneau, a été enlevé le 19 avril au Niger par Al Qaïda du Maghreb islamique (Aqmi) ».

En outre, le journal « l’aurore » lui a écrit : « C'est alors qu'il se trouvait, vendredi dernier à N'Djamena, en pleine séance de travail avec ses pairs lors du sommet de la CEN-SAD que le président Malien a pris connaissance de l'opération militaire conjointe de la France et de la Mauritanie sur son territoire en vue, dit-on,  de libérer l'otage français détenu par AQMI. Il n'en fallait pas plus pour Amadou Toumani Touré de quitter précipitamment la salle pour regagner l'Aéroport et atteindre Bamako. Quelques heures plus tard, il reçut à Koulouba les émissaires du président Mauritanien en la personne du chef d'Etat major particulier de Mohamed Ould Abdelaziz en personne, du  ministre de la Défense et du Directeur de la Police mauritanienne. La guerre contre Al Qaïda vient de susciter un autre malaise diplomatique très profond entre le Mali, l'Espagne et le duo Franco-Mauritanie ». .

 















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