Relations de la société civile, l’État et les partenaires au développement :


saharamedia
Samedi 20 Août 2011



Relations de la société civile, l’État et les partenaires au développement :

Le partenariat (État/ONG/Partenaires-Bailleurs) pour un  développement durable est le résultat de ce constat auquel l’État et les Partenaires au développement ont convenu d'associer les ONG nationales et les autres composantes de la société civile ainsi que les élus dans les processus de prise de décision de politique nationale, de gouvernance, de programmes et de développement.
Mais l'évolution de ce partenariat et les expériences qui en ont été tirées invitent à un constat accablant :

-          La société civile mauritanienne vit une crise aigue, une léthargique qui sévit depuis quelques décennies, la marginalisation flagrante de la part des pouvoirs publics et des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux de la Mauritanie.

-          La société civile doit impérativement entreprendre un processus de réorganisation interne pour renforcer qualitativement et efficacement ses mécanismes de fonctionnement, de collaboration avec l’Etat, les partenaires au développement, les collectivités locales et les medias.

-          Les autorités compétentes doivent entreprendre un processus dont le but est de dresser un listing des OSC opérantes et pérennes.

Nous constatons hélas, que la société civile en Mauritanie est bannie par l’Etat, les Institutions Internationales et même les partis politiques, toutes tendances confondues.

C’est pourquoi, un débat s’impose entre toutes les parties prenantes avec la participation et l’implication des ONG pour dépasser les déficiences et asseoir une véritable société civile indépendante, reconnue par les partenaires locaux et étrangers et non entravée par le clientélisme.

-Revendication du statut de consultant pour les ONG ayant une expertise et un savoir-faire dans l’accompagnement du bureau d’étude pour la réalisation des études socio économiques et d’impact environnemental, et ce pour l’ensemble des sociétés d’exploitations minières.

- Mise en place immédiate, d'un organe de contrôle indépendant des respects des normes environnementales de l'ensemble des sociétés minières d'exploitation. Les ONG idoines doivent être impérativement impliquées et être membres des commissions de contrôle.

 

- Les ONG internationales PNUD, Union Européenne, Coopération Espagnole, Coopération Française, Coopération Allemande, le PAM et autres institutions internationales en place en Mauritanie doivent à fortiori associer les ONG nationales dans l'exécution et la mise en œuvre de leurs programmes.

- Participation des ONG dans les enjeux globaux mondiaux (eau, pétrole, mines, énergie), la conception et la réalisation des programmes de développement

-Lutter pour une décentralisation effective (création des conseils régionaux, transfert des compétences et des ressources de l’Etat), gage de développement et d’efficacité pour la société civile (ONG).

Cette marginalisation fréquente des OSC fait perdre à la Mauritanie plusieurs opportunités (des ONG).

C’est pourquoi, dans le cadre de partenariat entre la société civile et l’État,  il doit être pris en compte les éléments suivants:
         - La nécessité de garantir une véritable participation de la société civile nationale (ONG) à l’ensemble des débats et rencontres nationaux et internationaux,

- Un réel accompagnement et un vrai renforcement des capacités des OSC (ONG) à même de leur permettre de contribuer comme il se doit à l’ancrage de la démocratie et la bonne gouvernance et au développement du pays.

- La transparence dans l’utilisation de tous les fonds destinés aux projets de développement nécessite l’implication des ONG.

- Implication des ONG dans le choix des Présidents des Conseils d'Administration des sociétés publiques et parapubliques et des projets de grandes envergures d'intérêt public.

         - la relation entre la société civile et l’Etat doit être  minutieusement définie et en des termes clairs avec une délimitation précise du champ d'action des parties

       - un partenariat constructif qui évite la fâcheuse tendance de paternalisme de l'administration publique.

- La rencontre périodique des ONG avec le président de la République pour faire le point de situation du Pays.

        - Pour plus de transparence, il faudra instaurer la disponibilité des média étatiques et non étatiques (TVM –Radios – AMI- Journaux) etc.

- Tenue des tables rondes à l'endroit de la population, pour plus de visibilités sur les problèmes nationaux et les solutions envisagées.

- Compte tenu de l'importance de ces tables rondes, des instructions formelles doivent être données par l'Etat, aux services de communication, notamment la TVM, la radio et les presses écrites et les autres canaux de communication.
- Convenir de procédures et mécanismes institutionnels simples mais innovants qui favoriseraient la collaboration.
- A l'endroit de la société civile, les partenaires au développement devraient faire le point d'une décennie de collaboration avec la Mauritanie sur les questions suivantes de concert avec les ONG:
- La révision des schémas classiques jusqu'ici utilisés pour l'aide au développement afin d'une meilleure contribution aux stratégies de développement souhaité par le pays
- Miser sur des modèles de partenariat qui impliqueraient davantage la société civile (ONG) pour lui permettre de se structurer afin d'asseoir son autonomie financière, gage de pérennité.
En tout état de cause, la question de la société civile (ONG) dans la relation tripartite repose sur une problématique sous-tendue par l’expérience de l'apprentissage mutuel, interactif et collectif qui s'impose à tous les acteurs qui ont, chacun un rôle, qui est le sien à jouer pour la réussite de la relation tripartite.

 

Le Chargé de communication du Groupe de la Société civile mauritanienne

AHV. BOUMOUZOUNA

 















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