Sarkozy chasse sur le terrain du FN


saharamedia
Dimanche 1 Août 2010



Empétré dans des affaires et plus bas dans les sondages, à moins de 15 mois de l'élection présidentielle de 2012 à laquelle il devrait se représenter, le président francais Nicolas Sarkozy,fait recours à un discours désormais identique à celui du Front National (FN) de Jean Marie Lepen.

Il se lance, toutes voiles dehors, dans une espèce de chasse à corps perdu  sur les terres de l'extrême droite, provoquant une vive polémique au sein de la classe politique,avec notamment la réaction d'une gauche dénoncant une "dérive droitière".

La première mèche est allumée par le président Sarkozy,  vendredi à Grenoble, ville dans laquelle il fait part de sa volonté "de modifier la législation afin  que la nationalité francaise puisse être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou tout autre dépositaire de l'autorité publique".

De la sorte, le président Sarkozy,  laisse entendre que certains délits et crimes en France sont à mettre au compte de la poussée migratoire.

Conviction enfouie et refoulée depuis toujours? ou idée nouvelle conférée par plus de 3 années d'exercice du pouvoir au plus haut niveau?

Les nouvelles dispositions évoquées par le chef de l'état francais figureront dans le projet de loi sur la sécurité intérieure qui sera examiné au sénat le 7 septembre prochain, et un autre sur l'immigration qui sera présenté à l'assemblée nationale, par Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur au cours du même mois.

Une affaire menée à grande vitesse, avec un pouvoir qui fait ce qu'il dit et joint immédiatement l'action à la parole.

Aux infractions citées par Sarkozy, le ministre de l'intérieur ajoute d'autres "excision, traite d'êtres humains et actes de délinquance graves".

Plusieurs organisations et intellectuels dénoncent une tendance et des propos portant atteinte au principe républicain essentiel   de l'égalité des citoyens

devant la loi.

Que les postulants ayant nouvellement acquis le "précieux sésame" que représente la nationalité francaise, sachent  qu'ils restent des citoyens entièrement à part, pouvant perdre cette qualité par  la suite de commission de certaines infractions spéficiques, qui n'entraînent pas  forcément la "déchéance" pour d'autres.

Arabes et africains, méfiez vous!

Appliqué dans une  faune politique, qui grouille de délinquants en colle blanc, le même principe établirait une différence entre Jacques Chirac, Francais de souche  et Nicolas  Sarkozy, immigré de seconde génération.

A l'heure actuelle un francais peut être déchu de sa nationalité en cas de condamnation pour "atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation" ou pour terrorisme "s'il s'est livré au profit d'un état étranger, à des actes incompatibles avec la qualité de francais et préjudiciables aux intérêts de la France".

Par ailleurs, une personne naturalisée "peut également  perdre sa nationalité francaise si elle été acquise par "mensonge ou par fraude".















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