Sebkha: Rupture des stocks de vaccin


saharamedia
Mercredi 19 Mai 2010



Sebkha: Rupture des stocks de vaccin

Situation alarmante à Sebkha: la maternité du centre médical connaît, depuis deux semaines, une rupture dans l’approvisionnement du vaccin antitétanique destiné aux femmes enceintes, renseignent plusieurs patientes rencontrées au sein dudit centre. Ce n’est, hélas pas, la première fois. L’établissement subit, de manière récurrente, de telles pénuries, préjudiciables aux nombreuses femmes en provenance des quartiers les plus reculés du cinquième arrondissement.

Pourtant, le ministère de la Santé ne cesse de décréter la maternité à moindre risque, après avoir mis en place sa stratégie d’éradication du Tétanos Maternel et Néo-natal (TMN). Comble d’ironie, cette énième rupture intervient au moment où la semaine nationale de la santé reproductive, organisée sous le slogan «la femme ne doit pas perdre la vie en la donnant», est célébrée, en grandes pompes, à travers le pays.

Le TMN est une maladie douloureuse qui a foudroyé 128.000 nouveaux-nés, rien qu'en 2004. Par année, entre 15.000 et 30.000 mères meurent de cette affection qui occupe une proportion très élevée du total des cas de tétanos et s'explique par la médiocrité des services de vaccination, des services d'obstétrique, limités ou inexistants, et des soins post-partum, souvent négligés ou négligents, du cordon ombilical. La majorité des mères et des nouveaux-nés qui y succombent vit en Afrique et en Asie du Sud et de l'Est, généralement dans des régions où les femmes, pauvres, ont un accès limité aux soins médicaux et peu d'informations sur les bonnes pratiques obstétricales.

Les statistiques du programme national de la santé de la reproduction indiquent que le ratio de mortalité maternelle est passé, en vingt ans, de 930 à 686 pour 100 mille naissances vivantes, ce qui veut dire que deux femmes meurent, chaque jour en Mauritanie, à cause des complications de la grossesse et de l'accouchement et que le pourcentage de décès est de 43 sur 1000 naissances. Dans notre pays, les niveaux très élevés de la mortalité maternelle et de la mortalité infanto-juvénile (137/1000) témoignaient de l’insuffisance du système sanitaire mais aussi des problèmes liés à l’accessibilité géographique et financière aux services de santé.















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