Signature de la convention de Libreville : l’ASECNA Conjure la menace de l’éclatement


saharamedia
Jeudi 29 Avril 2010



Signature de la convention de Libreville : l’ASECNA Conjure la menace de l’éclatement

La nouvelle convention cadre institutionnelle régissant le fonctionnement de l’Agence pour la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), dite convention de Libreville, a été paraphée mercredi, dans la capitale gabonaise par les 18 états membres, a rapporté le site Gabonnews.

Avec la signature de cet outil juridique, l’agence régionale conjure la menace d’implosion, avec le risque de retrait brandi par plusieurs états.

Les pays signataires de la convention du mercredi 28 avril sont par ordre alphabétique : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Côte d’Ivoire, la France, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo et l’Union des Comores.

En conflit avec la direction actuelle depuis 2 ans, le Sénégal avait conditionné sa signature au départ du tchadien Mahamat Youssouf. Après la signature de la nouvelle convention, le ministre d’état en charge des transports aériens, Karim Wade, a loué l’attitude des autorités tchadiennes pour n’avoir pas soutenu la candidature du Directeur Général sortant, qui postule à sa propre succession.

Les pays ayant précédemment brandi la menace de torpiller la convention signée mercredi sont le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Togo, la Guinée Equatoriale et Madagascar.

Illustration avec une correspondance du ministre d’état sénégalais adressé au président en exercice du comité des ministres de tutelle de l’ASECNA, Me Gilbert Noël Ouedraogo « j’ai été informé que le Directeur Général de l’ASECNA est présenté par la République du Tchad comme candidat à sa propre succession, sous la forme d’une proposition de prolongation limitée de son mandat.

En réalité, le Directeur Général sortant sollicite 3 ans supplémentaires, ce qui est inacceptable ». Et de dire qu’en cas de candidature tchadienne « toutes les conditions seraient réunies pour contraindre le Sénégal à ne pas signer la convention ».

Le président gabonais, Ali Bongo, a mis tout son poids diplomatique sur la balance pour arrondir les angles et trouver un compromis.

Le nouveau cadre juridique régissant le fonctionnement de l’agence est plus « souple » et accorde une marge plus large au pays membres, notamment en matière d’aménagement d’infrastructures aéroportuaires, indique-t-on, de bonnes sources.

Exit la menace de l’implosion et place maintenant la bataille électorale, avec la désignation d’un nouveau Directeur Général prévue pour le mois de décembre prochain.

Dans cette perspective, plusieurs candidatures ont été déjà déclarées :le malien Mamadou Guiteye, le togolais Christian Folly et le mauritanien Mohamed Khaled Ould Sidya…en attendant d’éventuels autres prétendants à un fauteuil très convoités.

 















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