Sommet France/Afrique : Mohamed Ould Abdel Aziz se rend à Nice dimanche


saharamedia
Vendredi 28 Mai 2010



 

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz,  se rend en France à partir du dimanche 30 mai,  pour prendre part au sommet des chefs d’états de France et d’Afrique, dont les assises se déroulent les lundi 31 mai et mardi 1é juin à Nice, une ville de la côte d’Azur, le 25é de la série. Cette messe, devenue traditionnelle depuis plusieurs années, concernait à l’origine la France et ses anciennes colonies. Mais elle a été élargie à la quasi-totalité du continent, histoire de chasser le soupçon infamant des relents néo colonialistes.

 

Au programme de la réunion, les grands dossiers du moment : la coopération France/Afrique de manière générale, les crises institutionnelles sur le continent,  les questions sécuritaires avec la  lutte contre le terrorisme « islamiste » et les trafics en tous genres (drogue, armes, immigration illégale…).

Théâtre d’un coup d’état le 18 février dernier, avec le débarquement du président Mamadou Tandia, qui s’accrochait au fauteuil  au-delà de son mandat constitutionnel, le Niger, sous le magistère du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD), est invité. Malgré la  parenthèse anticonstitutionnelle du moment. Crédité d’une réelle volonté pour un retour sur les chantiers de la démocratie, le néo général Salou Djibo, sera aux côtés de ses pairs français et  africains.

Cependant, quelques « pestiférés » et autres « indésirables » ont été « laissés en  rade » pour ce rendez vous.

Tel est le cas du vieil ennemi des occidentaux, le président Robert Mugabe du Zimbabwe. Le chef de l’état soudanais, Omar Hacen El Béchir, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice pénale internationale pour « crimes de guerre » au Darfour. Le président de la Haute Autorité de Transition (HAT) de Madagascar, Andry Nirina Rajoelina. Cela en dépit de sa nouvelle volonté proclamée, tardivement  (et peut être calculée et non définitive) de ne pas se porter candidat à la prochaine élection présidentielle dans son pays. Au cours des dernières semaines,   les fameux réseaux  France Afrique (France à fric) se sont activés dans ce sens, mais l’entreprise s’est heurtée au refus ferme de l’organisation regroupant les pays d’Afrique Australe.

L’après midi du  lundi 31 mai sera marqué par une séance à huis clos des chefs d’états sur le thème « renforcer ensemble la paix et la sécurité ».

Les ONG montent au créneau.

A quelques jours du sommet, les ONG présentes dans l’hexagone, fortement inquiètes par rapport au style traditionnel de la relation France/Afrique, s’activent pour faire entendre leur voix.

CCFD-Terre Solidaire,  le COSI, OXFAM France, le Secours Catholique…. Fustigent « une relation d’un autre âge ».

Elles mettent en avant un rapport à travers lequel priment les intérêts immédiats  de Paris « au mépris » des aspirations des peuples africains et « au détriment » d’une réelle promotion des valeurs de démocratie et de bonne gouvernance. Ces organisations considèrent que la rencontre de Nice doit offrir une opportunité pour la paix dans la région des grands lacs, après une guerre de 15 ans.

Du coup, ces Organisations Non Gouvernementales seront présentes dans la charmante ville de la Côte d’Azur. Objectif déclaré : interpeller les princes réunis pour la circonstance, et en tête desquels le président Nicolas Sarkozy, hôte du sommet. Elles vont réclamer un nouveau style, une relation « dépoussiérée » revue et corrigée dans l’intérêt des pays et peuples africains.

Au-delà « des intérêts des entrepreneurs français, ce sont ceux des populations africaines doivent être abordés dans cette rencontre » estiment-elles.

Pour la sauce purement mauritano mauritanienne du voyage, les amis politiques de Mohamed Ould Abdel Aziz s’activent déjà sur place pour lui préparer un accueil « digne » de son rang.

Vieux compagnon d’armes de l’actuel président de la République  depuis la belle époque du Secteur Autonome de Kaédi(SAK)- ville située à 400 kilomètres au Sud- Est de Nouakchott (dans la vallée du fleuve Sénégal)  l’ancien officier  Diacko Abdoul Karim,  se trouverait actuellement entre Paris et Nice pour mobiliser la diaspora, du moins la partie de celle-ci sensible à son discours en faveur du pouvoir en place à Nouakchott.

 















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