Sommet de la CEDEAO : en deçà des espérances


Nouakchott - Saharamédias
Samedi 3 Juin 2017



Sommet de la CEDEAO : en deçà des espérances
L’invitation adressée par la présidente libérienne au premier ministre israélien pour assister au sommet de la CEDEAO à Monrovia samedi et dimanche a fortement influé sur le niveau de représentation à cette rencontre.

Une initiative qui a amené des pays influents à abaisser leur niveau de représentation à ce sommet, notamment le Maroc qui envisageait son adhésion, de façon définitive à cet ensemble après en avoir exprimé le désir en février dernier, au lendemain de sa réintégration au sein de l’union africaine.

Le ministère marocain des affaires étrangères, dans un communiqué diffusé vendredi, a confirmé l’absence du souverain marocain au sommet de Monrovia qui devait pourtant examiner l’adhésion de son pays à l’organisation sous régionale.

Le communiqué du ministère marocain précise que le roi Mohamed VI ne souhaite pas que sa présence à ce sommet le soit dans un climat de tension et de controverse, ou qu’elle fasse l’objet d’amalgame.

Le premier ministre israélien sera don à Monrovia à la tête d’une importante délégation dont des hommes d’affaires, s’adressera aux délégations présentes, et rencontrera les chefs d’état du Libéria, du Togo et de la Côte d’Ivoire.

Selon des médias, les sociétés israéliennes seraient intéressées par l’investissement dans des projets marocains en Afrique de l’ouest, notamment le gazoduc devant relier le Nigéria au Maroc.

Le Maroc, premier investisseur en Afrique de l’ouest et le deuxième dans le continent noir, appelle à une coopération régionale basée sur les ressources naturelles et humaines et une complémentarité économique entre les états.

Le Maroc est présent dans plusieurs pays africains dans les secteurs des télécommunications, des banques, de  l’agriculture, du tourisme, de l’immobilier et des énergies renouvelables.

Pour la seule année dernière, les investissements marocains en Afrique ont atteint 4,8 billions de dollars.
Ses échanges commerciaux avec les pays au sud du Sahara représentent 8% de ses échanges extérieurs qui ont atteint 60 billions de dollars.
 
 
 
 














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