Source à la présidence burkinabé : Aziz solde de vieux compte avec Ould Imam Chavi’i


saharamedia
Dimanche 1 Janvier 2012



Une source sécuritaire à la présidence burkinabé a indiqué que le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, « règle de vieux compte avec l’opposant Moustapha Ould Imam Chavi’i ».

Cette source, qui commentait le lancement d’un mandat d’arrêt international par les autorités de Nouakchott contre le conseiller du président burkinabé Blaise Compaoré, faisait une déclaration à l’Agence France Presse aujourd’hui dimanche et ajoutait que, malgré tout « la crise qui s’annonce est mauritano-mauritanienne ».

L’Afp pense, quant à elle, que ce problème « dépasse les frontières mauritaniennes » à cause la « place qu’occupe Ould Chavi’i » dans la sous-région.

Dans un long article, l’APF a indiqué que Ould Limam Chavi’i, âgé aujourd’hui de 53 ans, est considéré comme un homme d’affaires riche et dispose d’une grande influence dans les capitales ouest-africaine, avec un vaste réseau qui va du Niger à la Cote d’Ivoire en passant par le Mali. Et, en dehors de cette sphère, il est également bien connu du Maroc jusqu’au Darfour, le Soudan, la Somalie et le Ruanda.

Une source diplomatique occidentale anonyme, citée par l’Afp, indique que Ould Imam Chavi’i est lié, de manière directe, au mouvement de rébellion armé qui a cherché à prendre le pouvoir en 2002 en Cote d’Ivoire.

Et l’Afp de dire qu’un proche de Chavi’i a déclaré que le mandat d’arrêt lancé contre lui par Nouakchott « finira dans la poubelle », comme celui produit contre lui par l’ancien président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya qui l’avait accusé, en 2004, d’avoir participé à la tentative de coup d’Etat contre lui.

En outre, l’Afp rapporte les dires d’un intermédiaire malien affirmant que la France et l’Espagne « ne sont pas contentes » du mandat d’arrêt lancé contre un homme sur lequel les deux pays comptaient dans les négociations tendant à libérer leurs ressortissants détenus par AQMI.

 















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