Soutien de la classe politique l'armée mauritanienne aprés l'attaque contre AQMI


saharamedia
Dimanche 25 Juillet 2010



Plus de 3 jours aprés une attaque de l'armée mauritanienne contre une base d'Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), avec un soutien "technique et logistique" de la France, qui a fait 6 victimes dans les rangs du mouvement terroriste, la classe prône généralement l'union sacrée face à la nouvelle "guerre" ce dimanche. Le président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), Ahmed Ould Daddah,  chef de file institutionnel de l'opposition, proclame son soutien à l'armée et réclame que des moyens "conséquents" soient mis à la disposition de celle ci pour faire face à la situation et de remplir correctement sa mission républicaine, dans un entretien diffusé par la chaîne satellitaire qatarie Al Jazzira.

L'Union pour la République (UPR), principale formation de la majorité présidentielle et parlementaire, exhorte les mauritaniens au "patriotisme" et à la vigilence, pour faire face à un ennemi commun, le terrorisme islamiste. Ce parti critique au passage une déclaration de l;a Coordination de l'Opposition Démocratique (COD) publiée samedi, et qui réclame la clarification de l'implication des forces étrangères en Mauritanie, tout en désapprouvant l'atitude d'un gouvernement entré en "guerre" sans l'aval du parlement.

Le Pacte National pour la Démocratie et le Développement (PNDD-ADHIL), un parti de l'opposition, anciennement au pouvoir,  réclame l'union sacrée de tous les mauritaniens invités à taire les divergences internes pour relever le défi terroriste.

Le Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD-Tawassoul) de la mouvance islamiste modérée, exprime sa solidarité avec l'armée nationale. La formation islamiste attribue la paternité exclusive de l'action du 22 juillet dernier aux forces armées nationales et salue cette action comme une réaction légitime contre les activités de groupuscules terroristes et d'autres regroupements criminels dont il condamne les attaques répétées contre les forces mauritaniennes.

Cette attaque s'est déroulée à l'intérieur du territoire malien prés de la frontière mauritanienne, selon la thèse de Nouakchott, qui parle d'une opération préventive suite à des renseignements faisant état d'une autre attaque du mouvement terroriste contre les positions mauritaniennes prévue pour le 28 juillet prochain.

Paris admet sa participation à l'opération en vue de la libération de l'otage Michel Germaneau, retenu au Nord Mali depuis 3 mois.

Seck Amadou

 















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