Tunisie : Une meilleure utilisation des ressources pour mieux les préserver


saharamedia
Mercredi 11 Août 2010



Tunisie : Une meilleure utilisation des ressources pour mieux les préserver

L’assainissement constitue un des indicateurs importants dans le développement humain. En effet, les habitants quel que soit leur lieu de résidence ont  le droit de vivre dans un  milieu salubre et propre grâce au raccordement de leurs logements au réseau national de l’assainissement.

 

En Tunisie, d’importants projets en matière de raccordement des unités d’habitations audit réseau et de création de stations d’épuration sont érigés. L’objectif consiste, en définitive, à assurer une meilleure qualité de vie aux  citoyens conformément aux objectifs tracés. En milieu urbain, le raccordement au réseau public d’assainissement a été généralisé  à tous les quartiers et les efforts se poursuivent encore  pour consolider cette   infrastructure.

D’ailleurs, les bailleurs de fonds internationaux, comme la Banque mondiale, ont toujours fait confiance aux projets de la Tunisie qui a acquis une réputation pour la bonne gouvernance et la gestion rationnelle des deniers publics. Récemment, et plus exactement le 17 juin 2010, les administrateurs de  la Banque mondiale ont approuvé deux prêts et un don du Fonds pour l'environnement mondial en soutien au programme de développement de la Tunisie.

Plus besoin de détruire

Il s’agit de contribuer au financement du projet d’assainissement du nord de Tunis pour un coût total de 68.63 millions de dollars US. A la faveur de ce projet, il sera possible de réduire l’impact des rejets d’eaux usées traitées dans le golfe de Tunis  sur l’environnement. Un émissaire en mer sera construit, ce qui devrait améliorer sensiblement la qualité de l’eau sur les plages de Tunis Nord pour le grand bonheur des estivants locaux et des touristes qui visitent notre pays pour profiter du soleil et    de la mer,

Un autre objectif a   été fixé pour ce projet, à savoir le soutien de la mise en œuvre du programme national de réutilisation des eaux usées traitées. A noter que les usées traitées ne sont pas actuellement suffisamment utilisées. Certains industriels et agriculteurs font certes usage de ces eaux qui servent aussi à l’irrigation des espaces verts et des terrains de golf, mais cela n’est guère  suffisant dans la mesure où de grandes quantités sont encore   déversées dans les milieux réceptifs.

En tout cas, le projet en question vise à appuyer la première phase d’application du programme national de réutilisation des eaux usées traitées par l'Office national de l’assainissement (ONAS). L’infrastructure sera développée pour augmenter la quantité et améliorer la qualité des eaux usées traitées mises à la disposition des agriculteurs. Ces derniers sont encouragés à recourir à l’eau traitée pour l’irrigation de certaines cultures en vue d’encourager leur réutilisation au niveau du périmètre irrigué de Borj Touil. Ce projet est financé par un prêt de la Bird de 52 millions de dollars US et un don du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) de 8.03 millions de dollars US. Le gouvernement tunisien contribue à ce projet à hauteur de 8.6 millions de dollars.

Le deuxième projet concerne la gestion des ressources naturelles pour un montant de 57,84 millions de dollars. C’est un appui financier aux différents secteurs de l’eau, de l’environnement et de l’agriculture. Une fois le projet concrétisé, il est attendu une amélioration   des conditions de vie des communautés rurales dans trois gouvernorats, en l’occurrence Jendouba, Kasserine et Médenine.

L’accès à l’infrastructure et aux services de base sera facilité à la faveur de ce projet. Mieux encore,  les activités génératrices de revenus seront développées, ce qui va améliorer le revenu des familles qui n’auront plus besoin de détruire les ressources naturelles pour vivre.  D’ailleurs, les bonnes pratiques de gestion des ressources naturelles seront favorisées grâce à la promotion d’une approche intégrée de développement communautaire.

Le projet vise également à réduire la menace de la dégradation des terres, ainsi que le changement climatique et la pollution d’origine terrestre affectant la mer Méditerranée. Les commissariats régionaux au développement agricole (Crda) et les institutions locales de développement seront assistés. L’approche participative intégrée dans les investissements et la planification communautaire locale du développement dans 72 imadas seront évidemment encouragées  (et éventuellement d’autres) dans les trois gouvernorats précités.

La Banque mondiale appuie en Tunisie un total de quatre projets dans le secteur de l’eau et six dans le secteur de l’environnement. Cela va intégrer de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement dans le cadre d’une approche participative.

Auteur : Chokri GHARBI

 















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