Turquie: un quartier commerçant d'Istanbul frappé par un attentat-suicide


istanbul - Saharamédias
Samedi 19 Mars 2016



Istanbul a été touchée par un attentat-suicide ce samedi 19 mars, dans la matinée. Le premier bilan officiel fait état de quatre morts et vingt blessés. L'explosion s'est produite dans l'un des quartiers les plus commerçants de la ville.

L’explosion s'est produite à 10h55, heure locale, dans l’une des artères piétonnes et commerciales les plus importantes d’Istanbul, l’avenue Istiklal. C’est une avenue qui est fréquentée en permanence par des milliers de personnes, de jour comme de nuit.
 

Le gouverneur de la ville, Vasip Sahin, a annoncé devant la presse le premier bilan officiel provisoire, faisant état de quatre morts et de vingt blessés. Selon M. Sahin, cette attaque visait en fait un bâtiment officiel situé dans le voisinage, « la sous-préfecture du quartier de Beyoglu ». Certains medias avancent que la ceinture d’explosifs aurait pu se déclencher par avance, de façon accidentelle.

La rue Istiklal a en tout cas été bouclée par les policiers, casqués et lourdement armés. Et les hélicoptères tournent au-dessus des lieux. Pour l’instant, la zone est interdite d’accès mais des corps sont visibles au loin. Des personnes prises en charge par les secours.

Les informations sont encore imprécises sur le lieu exact de l’explosion. Ce serait peut-être devant un grand centre commercial. Certains évoquent une explosion qui aurait eu lieu dans un café de cette avenue.

L’attentat visait de toute évidence des civils. Il n’y a pas à proximité immédiate de commissariats ou de bâtiments officiels. Il y a des consulats sur cette avenue Istiklal, mais qui ne sont pas à proximité du lieu de l’explosion. L'Allemagne avait déjà fermé le sien, en raison du risque terroriste très élevé en ce moment à Istanbul.

Selon un haut responsable turc, les premiers éléments recueillis sur les lieux de l'attentat orientent l'enquête vers les séparatistes kurdes. Le kamikaze visait une autre cible mais a été stoppé par la police et a activé sa charge « sous le coup de la peur ».















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