Un activiste sahraoui parle de mouvements de protestations aux camps de Tindouf après la prise de mesures jugées discriminatoires


saharamedia
Mercredi 13 Juin 2012



Un activiste sahraoui parle de mouvements de protestations aux camps de Tindouf après la prise de mesures jugées discriminatoires

L’activiste sahraoui Moustapha Selma, exilé actuellement en Mauritanie, a déclaré son soutien à ceux qu’il a qualifié de « jeunes qui protestent dans les camps de Tindouf contre des mesures discriminatoires prises récemment par les autorités algériennes à l’encontre de certains Sahraouis qui visitent quotidiennement le camp à la recherche de l’aide humanitaire distribuée par des organisations non gouvernementales ».

Dans une lettre dont Sahara média a reçu une copie, Moustapha Selma Ould Sidi Maouloud demande aux ONG internationales d’intervenir rapidement pour « faire cesser la politique discriminatoire » exercée par les autorités algériennes.

 

L’activiste sahraoui entré en conflit avec la direction du Polisario depuis plus d’un an, a indiqué que les protestations ont commencé il y a trois jours dans les camps et que les jeunes tentent de bloquer la route reliant le camp d’Aioun et celui de la ville de Tindouf, ajoutant qu’ils comptent élargir le cercle de leur protestation pour qu’il gagne l’ensemble des axes qui relient les autres camps à la ville de Tindouf.

 

Ould Selma a indiqué que les mesures prises par les autorités algériennes interdisent le stationnement de tout véhicule portant une immatriculation particulière auprès des stations service à partir de 12 heures. Ensuite, tout véhicule de ce type ne peut obtenir plus de 45 litres de carburant, « en plus des mesures discriminatoires prises à l’encontre des corps professionnels par la police algérienne à l’entrée des camps », selon le communiqué de l’activiste sahraoui exilé à Nouakchott.

L’opposant au Polisario a déclaré dans sa lettre que la convention spéciale portant sur le statut des réfugiés signée par l’Algérie précise, notamment en son article 23, « donnent aux réfugiés les mêmes droits et considération que ceux accordés aux citoyens du pays hôte ». L’article 20 de la même convention indique que « là où existe une loi, elle s’applique à tous les habitants, y compris dans la distribution des produits qui ne sont pas fournis de manière suffisante sur le marché », précise Ould Selma dans sa lettre.















GABONEWS APAnews