Un ancien émissaire pour le Sahara révèle que le Polisario était près à accepter l’autodétermination


saharamedia
Samedi 11 Août 2012



L’ancien émissaire spécial du secrétaire général de l’Onu, Eric Jansen, et chef de la Munerso, entre 1993 et 1998, vient de révéler que le Polisario était sur le point d’accepter, dans une négociation secrète avec le Maroc, tenue en 2996 à Genève, le principe  de l’autodétermination interne.
Il a précisé que les décisions du front Polisario « ne peuvent pas aller à l’encontre de ce que veut l’Algérie », selon ce qui a été publié par le journal « Charg el Awssat », ce samedi à l’occasion de la sortie de la deuxième édition de son livre : Le Sahara occidental : autopsie d’une crise.
Jansen a indiqué que le retrait de la confiance du Maroc à l’émissaire du secrétaire général de l’Onu, Christopher Ross « n’est pas le premier du genre » et que cela s’est déjà passé avec d’autres responsables onusiens comme Yacoub Khan, précisant que quand l’une des parties n’accorde plus sa confiance à l’intermédiaire, « tout s’arrête ».
Il a souligné que l’ancien émissaire du secrétaire général de l’Onu, James Becker, avec lequel il a travaillé près d’un an, « était convaincu de la fiabilité de sa démarche visant à amener les deux parties à des négociations sérieuses, dans le sens de l’acceptation du principe de l’autodétermination interne. »
Jansen considère que la question du Sahara « doit être vue sous l’angle d’une vision plus globale », ajoutant qu’il a été considéré, jusqu’à présent comme « un conflit entre le Maroc et le Polisario avec des intérêts pour l’Algérie, ce qui apparait clairement tant que les camps du Front Polisario se trouveront sur le territoire de ce pays qui est concerné par le sujet tout comme la Mauritanie. »
En ce qui concerne la situation dans le Sahel, Jansen a évoqué la décision prise par l’Espagne de retirer ses ressortissants travaillant dans le domaine de l’humanitaire dans les camps de Tindouf à cause du grand danger qui menace ses ressortissants, tout comme il a abordé la question du terrorisme, de la prise d’otages ainsi que l’insécurité qui menace les pays de la sous région et ses répercussions sur le plan international.
Et après avoir évoqué le désespoir qui gagne les habitants des camps de Tindouf, non loin de la frontière avec le Mali, l’ancien chef de la Munerso a indiqué qu’il ne serait pas étonné de voir les terroristes présent dans le nord de ce pays tenter de trouver des sympathisants dans les rangs de cette jeunesse désespérée et inquiète face à un avenir indécis.















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