Un chercheur mauritanien obtient la mention « très honorable » pour sa thèse « la critique de la poésie chez les « Chanaguittas »


saharamedia
Jeudi 7 Juin 2012



La salle Mohamed Hajji de la faculté des lettres de l’Université Mohamed V à Rabat a accueilli la soutenance de la thèse « Critique de la poésie arabe chez les Chanaguittas entre 1700 et 1960 : Attitude et pratique » du chercheur mauritanien Cheikh Ould Sidi Abdoullah.

Le chercheur a obtenu pour sa thèse la mention « très honorable » avec félicitations du jury pour la qualité et la profondeur de la réflexion menée.

Le chercheur a voulu examiner de manière exhaustive, deux siècles de pratique de la critique poétique, analysant le système de lecture dans Bilad Chinguitt, tel que prescrit dans les mahadras et dans le domaine de la littérature, concluant qu’il ne répond pas à la critique connue, ce qui pousse à s’interroger sur le type de « contrôle » se dressant devant l’enseignement de cette discipline.

Par la suite, il a passé en revue les différents types de critique connus dans le Bilad Chinguitt, les répertoriant en « critique impressionniste », largement pratiquée dans les salons littéraires et dans les traductions, plaçant dans cette catégorie la critique de la poésie par la poésie et la critique par l’explication.

Ensuite la critique comme science (travail sur la langue) puis les autres aspects comme la poésie des classes, les plagiats, la nécessité de dire la poésie, les préfaces des œuvres et l’attitude vis-à-vis du renouveau et du vers libre.

A travers cette thèse posée, le chercheur Cheikh Ould Sidi Abdoullah pose, pour la première fois, des problématiques et expose des textes jusque-là inédits, tels l’introduction de Saleh Ould Abdel Wahab et le premier texte critique publié en Mauritanie moderne ainsi que certaines lettres et correspondances critiques entre des poètes et des critiques. Tout comme il a entrepris des analyses structurales de problématiques culturelles dans leurs rapports à la critique littéraire dans Bilad Chinguitt.

Dans la dernière partie de sa thèse, le chercheur a abordé la question des « critiques du bilad Chinguitt en exil », évoquant d’abord les raisons de cet exil vécu par eux au début de la colonisation du pays puis les fatwas (avis) et polémiques en cours à cette époque. Il a ensuite évoqué la critique dans sa pratique de ces « exilés » à travers les œuvres des frères Mayaba, Ibn Val El Khair, Abba Ould Khtour et tant d’autres. Sauf que l’essentiel de cette analyse a porté sur Mohamed El Baydawi Chinguitti, qui a vécu au Maroc et est entré dans des polémiques connues dans le domaine de la critique, dans les années 30 du siècle dernier, et Mohamed Mahmoud Ould Tlamid Etorkezi, qui a vécu en Egypte et qui fut l’un des piliers de la Nahda arabe (Renaissance) et qui a pratiqué la critique dans la plupart de ses écrits.

A signaler que le jury était composé de :

Dr Mohamed Dhariv Mechrava ;

Dr Ghassem El Housseini, président et rapporteur,

Dr Mohamed Tamarni, membre,

Dr Moustapha Aljawhari, memebre.

 















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