Un comité de la COD pour préparer un consensus à propos du dialogue


saharamedia
Vendredi 16 Juillet 2010



Pour trouver une position commune au sujet du dialogue « proposé » par le pouvoir, la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), un collectif d’une dizaine de partis, a mis sur pied un comité de réflexion au sein duquel sont représentées les ex  composantes du Front National pour la Défense de la Démocratie (FNDD), le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et le nouveau parti El Wiam, a appris vendredi Sahara Médias de sources dignes de foi. La proposition de dialogue du président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz,  a été faite au président de la COD, Bodiel Ould Houmeid, au cours d’une audience au Palais de la République, fin juin.

 

Elle a été  réitérée  devant l’assemblée nationale le jeudi 8 juillet dernier, par le premier Ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.

La démarche de l’opposition est rendue nécessaire par le constat de divergences d’approche au sujet de la forme à travers laquelle le collectif accepterait la proposition du pouvoir relative à un dialogue national inclusif.

Certains partis politiques, notamment le Pacte National pour le Développement et la Démocratie (PNDD-ADIL), au pouvoir jusqu’au coup d’état du 6 août 2008, et El Wiam, proposent  l’entame du dialogue à des conditions « souples » pour « prendre le pouvoir au mot ».

Quant à l’Union des Forces de Progrès (UFP), un parti de l’opposition historique, riche de l’expérience d’une concertation régulière dans le passé  avec le régime du président Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, il prône l’unité de toutes les composantes de la COD pour avoir « un poids réel » face  au  pouvoir et se mettre dans les conditions d’un dialogue tactique.

Du côté des grands leaders de l’opposition historique, on ne semble pas  pressé pour éviter de tomber dans un nouveau « piège ».

Telle est la position notamment au sein  du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), d’Ahmed Ould Daddah, chef de file institutionnel de l’opposition sur la base de la loi de 2007, instituant le statut de celle-ci, et de l’Alliance Populaire Progressiste  (APP), du président de l’assemblée nationale, Messaoud Ould  Boulkheir.

La thèse défendue par ces 2 formations par rapport aux conditions de forme et de fond  d’un dialogue national inclusif, sont beaucoup plus « contraignantes »  pour éviter « les manœuvres politiciennes » du passé. Ainsi, l’esprit et la lettre de l’accord de Dakar sont « incontournables » pour aborder toutes les questions brûlantes d’une Mauritanie en crise, estime-t-on dans les rangs de ces 2 formations.

Face à toutes ces différences d’approche, l’opposition tente de trouver la bonne formule pour rester unie.

Surtout que les prochaines échéances électorales ne sont plus très lointaines.

Amadou Seck, pour Sahara Médias.

 















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