Un homme d’une quarantaine accusé d’avoir tiré sur 2 domestiques mineurs.


saharamedia
Dimanche 2 Mai 2010



L’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA)- section mauritanienne, révèle que le sieur Hedi Ould Savra, a  ouvert le feu sur 2 enfants H’ratins mineurs, des domestiques,  dans la nuit du mardi 20 avril dernier, dans une rue de la commune de Dar Naim,  et recommande le retrait des armes individuelles à feu circulant au sein de la population, dans une déclaration parvenue dimanche à Sahara médias. L’homme, qui était sous l’emprise d’une vive colère, tenait à corriger les deux (2) garçons qui ont pour noms Abeid Ould Omar et Taki ould Id, âgés respectivement de 15 et 16 ans, aux quels il reproche  d’avoir fait mal à son fils lors d’une banale partie de jeu commun à un cercle de copains.

 

 

 

 

Les  domestiques  victimes de la colère de Ould Savra s’en sont tirés des  blessures  et ont  évacués à l’hôpital de Nouakchott dans la même nuit.

Suite à l’incident « la police procède à une perquisition du domicile de l’agresseur et y découvre un fusil d’assaut FAL, des munitions et une autorisation de port d’armes, un document en date du 14 mars 2010 sous le numéro 237 ».

Le mouvement déplore la réaction des autorités judiciaires, accusées de n’avoir même pas pris la peine de placer en garde à vue le présumé auteur des coups de feu. Celui  bénéficie d’un traitement particulièrement clément,  dont  le résultat se traduit une  libération « immédiate » sur la base « d’un procédé désinvolte et discriminatoire » en guise de traitement  d’un acte grave. L’IRA  condamne « d’une conspiration contre le droit » en violation du principe républicain pour  un traitement égal de  tous les citoyens.

L’affaire trouve son épilogue dans une thèse présentant le  présumé auteur des coups de feu dans une position de légitime défense. Une présentation des faits  attribuée au Directeur Général de la Sûreté Nationale par l’organisation.

Au-delà cet incident, l’ONG antiesclavagiste recommande aux autorités de procéder rapidement « au recensement puis à la collecte de toutes les armes individuelles à feu sur le territoire national  en vue d’en interdire l’usage privée ». Une mesure « à dimension civique qui contribuera à amoindrir les risques de dérives criminelles dans les conflits entre individus et communautés,  à  mieux contrôler les circuits d’approvisionnement des groupuscules terroristes et à  protéger une faune sauvage décimée par les excès d’une chasse sans règles » estime l’IRA.

En guise d’alerte, l’ONG rappelle que depuis les troubles ethniques de 1989 « des centaines de fusils de l’armée mauritanienne circulent en toute illégalité parmi  les arabo-berbères du Brakna, du Trarza, du Guidimakha et du Gorgol ».

Une situation qui renvoie à la volonté du régime de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya « de semer la terreur » au sein des populations de ces quatre (4) de la vallée du fleuve.

 

 

 

 

 

 















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