Un important chef islamiste tué au Mali par l'aviation française


Saharamédias + Reuters
Samedi 15 Mars 2014


Une source militaire malienne a confirmé la mort d’Oumar Ould Hamaha, arabe malien chef de la katiba « ansar chariaa », dont la tête avait été mise à prix trois millions de dollars par le gouvernement américain, dans une série de raids menés par l'aviation française dans le nord du Mali.


Amar Ould Hamaha en compagnie du correspondant de Saharamédias en janvier 2013
Amar Ould Hamaha en compagnie du correspondant de Saharamédias en janvier 2013
La même source indique également que l’algérien Abou Al walid essahraoui, ancien combattant d’Al qaeda au Maghreb islamique (AQMI) a aussi été tué dans ces raids de l’armée française.
Le chef djihadiste a été tué lors d'une opération aérienne française dans le Tigharghar", précise cette source citant les renseignements militaires.
Hamaha, connu sous le surnom de "barbe rouge" car il se teignait la barbe avec du henné, était l'un des chefs de file de la coalition islamiste qui avait pris le contrôle du nord du Mali en avril 2012 après un coup d'Etat militaire à Bamako.
Hamaha avait auparavant appartenu à différents groupes armés musulmans opérant dans la zone saharienne. Il fut longtemps membre d'Al Qaïda au Maghreb islamique, branche armée de l'organisation djihadiste en Afrique du Nord, et était un proche allié de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.
Le département d'Etat américain avait offert une récompense pour sa capture, estimant qu'Hamaha avait participé à l'enlèvement de plusieurs ressortissants étrangers, dont le diplomate canadien Robert Fowler, au Niger en 2008.
Pendant les dix mois de domination des islamistes sur le nord du Mali, il était devenu le porte-parole du Mouvement pour l'unité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) qui avait imposé la charia sur la ville de Tombouctou dont il était originaire.
Il avait ouvertement soutenu la destruction des mausolées et des tombeaux de la ville, considérés comme des lieux sacrés du soufisme et inscrits au patrimoine mondial par l'Unesco.
Les islamistes imposèrent également la loi du talion et le port du voile intégral pour les femmes. Celles qui étaient vêtues de manière jugée inconvenante étaient fouettées.
Une dizaine de djihadistes ont été tués la semaine passée lors d'une opération des forces françaises et maliennes dans l'Adrar des Ifoghas dans le nord-est du Mali.
Les activistes avaient été repérés à l'aide d'un drone de surveillance alors qu'ils manipulaient des lance-roquettes près d'une cache d'armes.
 














GABONEWS APAnews