Une centrale syndicale met en garde contre la propagation des événements en cours dans la région vers la Mauritanie


saharamedia
Mercredi 12 Janvier 2011



Une centrale syndicale met en garde contre la propagation des événements en cours dans la région vers la Mauritanie

La Confédération nationale des travailleurs de Mauritanie (CNTM) a mis en garde contre l’éventualité de voir les événements qui secouent actuellement certains pays de la sous région « se propager à la Mauritanie », ajoutant que ce qui empêche une telle chose « c’est la conscience de tous de l’ampleur des problèmes que vit la catégorie sociale de manière générale, et celle qui n’arrive pas à accéder au monde du travail, de manière particulière ».

Dans un mémorandum distribué aujourd’hui, et dont Sahara média a obtenu une copie, la centrale syndicale indique également que la « situation économique et sociale dans le pays se caractérise aujourd’hui par la flambée des prix, l’augmentation du taux de chômage et l’absence d’une vision stratégique de nature à faire face à ces difficultés inhérentes aux questions de l’emploi et de l’embauche ».

 

Elle a ajouté que cet aspect de la question (l’emploi) a constitué l’un des problèmes majeurs de la Mauritanie au cours des dernières décennies, et ce à cause de l’absence d’une vision stratégique sur le plan national capable de trouver une solution à cette question. La centrale syndicale souligne également que des établissements publics, tels la Caisse nationale de sécurité sociale et le port autonome de Nouakchott connaissent aujourd’hui un développement considérable dans les services rendus et les budgets qui leur sont alloués, rien n’a été fait pour que le système des retraites qui protège contre le vieillissement du personnel soit appliqué de manière systématique et permette le recrutement de jeunes cadres capables de donner à ces institutions un sang neuf. Et la CNTM d’ajouter que la parade toute trouvée par ces sociétés était de mettre à la retraite des fonctionnaires et agents, immédiatement repris, plutôt que d’organiser dans la transparence requise leur remplacement par d’autres. Elle cite également l’exemple d’autres établissements de création récente (Société des transports publics, établissement pour la reconstruction de Tintane, Cnam, etc) qui n’ont « pas annoncé de recrutement, précisant que si cela a été, fait, c’est certainement sous le sceau du secret et loin de la transparence requise. »

 

 

Enfin, la centrale syndicale a demandé que soit connue et réactualisée la liste des retraités au niveau de la Fonction publique et des établissements publics ainsi qu’au niveau du secteur public pour que des concours soient organisés dans les différentes wilayas du pays pour combler le vide qui sera ainsi occasionné par ces départs à la retraite ».















GABONEWS APAnews