Une enfant sauvée d’une grosse tumeur au dos


saharamedia
Dimanche 27 Mars 2011



Dans un quartier de Riadh, moughataa à la périphérie sud de Nouakchott, une enfant qui n’avait pas encoure bouclé sa première année, était face à son destin. Atteinte d’une tumeur, elle risquait de quitter très tôt ce monde, si rien n’est fait pour tenter de la guérir.

Dans une famille pauvre qui n’arrivait même pas à subvenir à ses besoins quotidiens, comment pensait alors à des soins qui coûtent pour elle une fortune ? Dans cette demeure dont la pauvreté était visible sur les murs de la maisonnette, le sourire des parents avait disparu face au sort de la petite et l’impuissance de ses géniteurs.

L’ONG « besma et emal » (Littéralement : un sourire et un espoir) a décidé d’apporter son aide à cette enfant, Mariem Mint Mohamed, dont le cas paraissait désespéré, comme elle fait souvent quand elle tombe sur des situations si difficiles.

 

Une tumeur au dos qui grandit jour après jour et qui diminuait également ses chances de survie. Oui, car le cas de la petite Mariem nécessitait trois opérations pour extraire la tumeur et sauver, peut-être cette enfant qui vit avec ses parents dans une seule pièce – et quelle pièce – dans un quartier de « Tarhil » (littéralement : les déplacés).

Quand l’ONG de bienfaisance avait pris en main le cas de cette enfant, son équipe avait alors pris en main une opération de demande d’aides aux âmes charitables. Le rôle de Sahara média a été était essentiel puisque c’est elle qui, la première, a révélé le cas de la petite Mariem et livré aux citoyens les contacts téléphoniques des personnes chargées de collecter les aides.

Donc, à partir de cet instant, avait commencé une course contre la montre pour sauver la vie de l’enfant ; ce qui a pu se réaliser, finalement, « grâce à l’aide d’Allah et de ceux qui ont pris sur eux d’aider les personnes dans le besoin », souligne l’administration de l’ONG « besma wa emal ».

Le professeur Ahmed Salem Ould Kleib est de ceux-là. Il s’est engagé à faire l’opération et de suivre de près la situation générale de l’enfant. L’association des employés d’Air France en Mauritanie s’est chargée, elle, de payer la facture des soins et des médicaments. Ensuite, il y a ceux que l’ONG a appelé « les forces vives » au niveau des Mauritaniens vivant à l’étranger et à l’intérieur du pays. Finalement, les aides et contributions ont dépassé la prise en charge complète des soins de la petite Mariem. Ce qui a donné à l’ONG une autre idée dont l’intérêt n’est pas de moindre importance : construire une autre pièce à la famille de la petite Mariem et leur ouvrir une boutique qui leur servira de source de revenus, après avoir vécu dans le froid des nuits de « Tarhil » et le soleil de plomb de ses jours.

 















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