Urgent : Accrochages à Gao entre groupes armés


saharamedia
Mercredi 27 Juin 2012



Urgent : Accrochages à Gao entre groupes armés

Le correspondant de Sahara média dans la ville de Gao, dans la province de l’Azawad, nord Mali, rapporte que de violents accrochages ont opposé, ce mercredi matin, les combattants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) à ceux de milices islamistes armées présentes dans la ville, précisant que, jusqu’à présent, il n’y a aucune information sur le résultat de ces combats.

 

A signaler que des dissensions profondes sont apparues entre les groupes armés après l’assassinat de Driss Amrou Maïga, directeur de l’école de « Chatou » dans la ville de Gao, mort suite à laquelle des habitants de la ville ont organisé une manifestation hostile au MNLA en brûlant des pneus tout le long du chemin menant des quartiers de l’Organisation à l’hôpital.

 

Dans une déclaration à Sahara média, le chef du centre de police à Gao, Abou Mohamed, avait indiqué que les manifestations se sont déclenchées suite à l’accusation portée contre des éléments du MNLA d’avoir tué le directeur de l’école, et ce par la proximité du lieu où il est mort avec un centre attaché à l’Organisation.

De son côté, Ahmed AL Mouwafagh, l’un des ulémas de Gao, a accusé le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) d’encadrer ces manifestations, précisant que les éléments du MNLA ont ouvert le feu en l’ai pour disperser les manifestants.

Quant au colonel Adguimar, un officier militaire du MNLA, il a accusé le MUJAO de « pousser le peuple au soulèvement et à l’opposition au Mouvement », ajoutant, « on s’est dressé devant la manifestation jusqu’à ce que les gens se dispersent sans que personne ne soit blessé ».

Et Adguimar d’ajouter : « tout le monde sait que le directeur de l’école assassiné avait un problème avec l’un de ses proches », niant tout lien entre sa mort et le MNLA. Commentant la menace proférée par le MUJAO de sortir le MNLA de la ville, le colonel Adguimir lance : « ils savent pertinemment qu’on ne leur laissera pas la ville de Gao ».















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