Vers une réelle Union Africaine


saharamedia
Mardi 27 Juillet 2010



Tenu le 25 juillet à Kampala le 15eme  sommet de l'UA sous haute sécurité a été dominé par le conflit en Somalie. Le  sommet de l'organisation panafricaine s'est ouvert  en présence d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernements sur les 53 Etats membres que comptent l'UA. Le président ougandais a appelé l'UA à "agir de concert pour chasser d'Afrique les terroristes islamistes étrangers, dont le groupe Chabab qui dit on menace l’Afrique de l’Est.
"L'Union Africaine se tient à vos côtés", a déclaré dès l'ouverture du sommet le président de l'UA et chef d'Etat du Malawi Bingu wa Mutharika. L'UA consacre officiellement ce sommet de trois jours à "la santé maternelle et infantile et au développement en Afrique", mais il a été question aussi de Somalie et du Soudan et la question des islamistes du Chabab  pour se prononcer sur le renfort de 2 000 soldats pour la force de l'UA en Somalie (Amisom). Le projet unioniste du dirigeant libyen, visiblement, contrarié par des Etats de l’Ouest africain qui minimisent le destin du projet est tout de même appuyé par 29 pays regroupés au sein  de la CENSAD, la Communauté des Etats sahélo sahariens, une organisation née de sa propre initiative. Ces derniers ont quand même dénoncé l’absence de progrès de l’Union africaine et appelé à la mise en place d’une structure dotée de pouvoir et de compétence supranationale et notamment la mise en place de trois ministères africains : Affaires étrangères, Défense, ce qui a été contrarié par les dirigeants des pays d’Afrique australe et de l’Est sont pour faire  barrage au projet pour éviter certains effets dit on  complexes liés au cachet supranational de la nouvelle Union. Selon l’analyste Kabongo Emmanuel : les peuples qui luttent, vivent et survivent, le doivent surtout aux bonnes et positives décisions prises à temps. La construction des Etats-Unis d'Afrique, pour la Renaissance africaine, est une décision politique à prendre dès maintenant, au nom de l'intérêt supérieur des peuples africains. L'histoire africaine l'exige même si les forces centrifuges rament à contre courant de l'histoire. C’est dit il un message adressé au Frère Guide Mouammar Al Kadhafi pour exposer les raisons objectives qui militent en faveur de la construction des Etats-Unis d'Afrique en passant par l'Autorité de l'Union. Pour les progressistes africains, une Afrique fragmentée est inaudible et impuissante.

 

 

Dans son état actuel, l'Afrique est l'objet d'un renforcement de logiques de domination occidentale. Mieux encore, la puissance unipolaire qui manipule pour pouvoir découper l'Afrique  pour la rendre totalement impuissante  au nom de la globalisation et de la mondialisation. Cette opinion résume en quelque sorte celle qui milite en faveur de l’Union Africaine, socle d’un gouvernement fut il embryonnaire, car c’est l’unique arme dont dispose l’Afrique pour survivre à la mainmise de nouvelles masses géostratégiques.

Pourtant à ce projet généreux s’opposent les puissances africaines émergentes. Pour cette raison l'objectif ultime de l'Union africaine est une pleine intégration politique et économique amenant aux Etats-Unis d'Afrique. Cette  session extraordinaire sur les propositions pour le gouvernement de l'Union, est arrivée aux conclusions dont les principales sont : l’acceptation par tous les Etats membres de la création des Etats-Unis d'Afrique comme objectif commun et la nécessité d'une évaluation de l'état de l'Union qui porterait, entre autres, sur le renforcement de la communauté économique régionale

Il va sans dire que malgré les progrès sur la voie d’approche, demeurent des points de résistance mais n’oublions pas que l’Union Européenne ne est pas faite en un jour et que les idées géniales commencent par une bonne intention.

En réalité si L’Afrique,  veut résister à l’hégémonie mondiale et progresser, elle doit et dès maintenant prendre ses responsabilités historiques, et en défiant toutes les forces centrifuger en sa défaveur pour édifier une force mondiale  réelle. Elle en a les moyens humains, énergétiques et naturels.

Mai une condition s’impose d’elle-même,le progrès ne se réalisera pas sans l’implication effective des peuples , des organisations communautaires et ce en définitive à travers les ONG nationales qui constituent demain la cheville ouvrière du développement intégré durable.

Source Journal Chemsiyatt                                                   Boumouzouna

 















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