Yahya Ould Ahmed Waghef : Notre appartenance à la Majorité s’essouffle à cause de la non application des clauses de notre accord


saharamedia
Mardi 27 Décembre 2011



Le président du parti Adil (majorité), Yahya Ould Ahmed Waghef, a déclaré que l’appartenance de sa formation à la majorité présidentielle connaît un certain « essoufflement » à cause de la « non application des clauses de l’accord convenu les deux parties et qui avait conduit à la sortie de son parti de l’opposition », selon son expression.

Dans une interview exclusive accordée à Sahara média, Ould Waghef, ancien Premier ministre de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a indiqué que la majorité « est désorganisée à l’heure actuelle et fait montre de grandes insuffisances ».

 

Le président du parti Adil a poursuivi en disant que toute « opération politique nécessite une majorité réelle organisée et relativement homogène, d’un côté, et une opposition qui présente, elle aussi, le même visage et travaille à contrôler, critiquer le vécu et proposer des alternatives ».

 

Et en réponse à une question sur l’absence du parti Adil du gouvernement, Ould Waghef a déclaré que l’accord avec la majorité « ne comportait pas une clause allant dans le sens d’une entrée dans le gouvernement », précisant qu’il s’agissait plutôt « d’un accord politique à propos de réformes à mener ».

En ce qui concerne le dialogue, le président d’Adil a tenu à rappeler que son parti est « le premier à avoir déclaré que c’est l’unique voie permettant au pays d’opérer des transformations positives, ajoutant que ce qui a été réalisé, dans le cadre de ce dialogue, doit être considéré comme « une grande avancée » dans la construction d’une société véritablement démocratique.

Ould Waghef a indiqué que la priorité a été donnée, dans ce dialogue, au code électoral qui a connu, selon lui, des réformes politiques importantes. Telles, par exemple, la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), permanente et responsable de l’ensemble du processus, la proportionnelle dans les élections législatives ainsi que l’interdiction des candidatures indépendantes et la possibilité pour parlementaire de récupérer son siège après avoir perdu son poste au gouvernement.

Et le président d’Adil de conclure en disant que si les résultats du dialogue peuvent être qualifié de positifs, il reste, cependant, que la manière dont il a été mené et les instruments utilisé pour sa mise en œuvre ont démontré beaucoup d’insuffisances. Pour Ould Waghef, les premiers moments de ce dialogue, faits d’ouverture et de liberté, tranchent nettement avec ceux de sa mise en œuvre qui se caractérise par « un cadre étroit » avec une sorte de « monopole à certains niveaux ».















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