Zazou ou le traitement des déchets en Mauritanie


saharamedia
Samedi 1 Mai 2010



Zazou ou le traitement des déchets en Mauritanie

Un zazou en Mauritanie, c’est un plastique. Depuis quelques années les déchets plastiques sont devenus un véritable fléau en Afrique, ils sont partout, défigurant l’environnement, menaçant le bétail, bien souvent le plus précieux des populations. Dans une logique de sensibilisation à l’environnement et de promotion féminine,le projet Zazou s’intéresse, à Nouakchott au traitement et au recyclage des déchets plastiques et mobilise une centaine de coopératives de femmes.

A Nouakchott, une ONG spécialisée dans le développement durable, le GRET (Groupe d’Etude et de Recherche technologique) mène depuis 2006 une action de collecte et de recyclage des déchets plastiques. C’est le projet Zazou.

 

Dans deux des neuf départements de la ville, des coopératives de femmes ramassent les plastiques, les traitent, les découpent pour les revendre à des fabricants de gaines électriques et de bâches. Elles s’assurent ainsi un complément de revenu non négligeable et œuvrent pour une protection de l’environnement encore peu répandue en Afrique.

En trois ans, le projet Zazou a réuni 103 coopératives soit plus d’un millier de femmes organisées en Groupement d’Intérêt Economique. L’expérience sera prochainement étendue à l’ensemble de la communauté urbaine de Nouakchott. Pour contribuer et pérenniser le double objectif d’amélioration de l’environnement et de renforcement socio-économique, la visibilité de la filière est un enjeu crucial, non seulement pour augmenter les débouchés mais aussi pour changer les comportements.

En 2006, le Groupe de recherche et d’échanges technologiques (GRET), association de solidarité et de coopération internationale, a initié un projet d’assainissement pour la création d’emploi et l’amélioration de l’environnement à Nouakchott (Mauritanie) grâce à la récupération et à la valorisation des déchets plastiques (Projet ZAZOU). Ce projet est cofinancé par l’Union européenne, l’OIF et la LVIA (organisme italien).

L’Organisation internationale de la Francophonie est associée, depuis la fin de l’année 2007, à un projet d’assainissement pour la création d’emploi et l’amélioration de l’environnement à Nouakchott (Mauritanie) grâce à la récupération et à la valorisation des déchets plastiques.

Cette initiative correspond parfaitement à la méthodologie et aux objectifs du projet Economie de proximité de l’OIF, laquelle a donc décidé de s’associer au GRET pour la mise en oeuvre de sa deuxième phase.Le projet a notamment permis la création d’un centre-pilote de traitement technique, générant ainsi près de 25 emplois et doit encore aboutir aux réalisations suivantes :

la mise en place d’un dispositif de collecte des déchets plastiques dans les deux communes de Nouakchott ciblées par le projet (Toujounine et Dar Naim) ;  l’installation, en vue d’une utilisation pérenne, d’un centre de traitement du plastique sur une base de rentabilité économique ; l’organisation de coopératives de femmes en GIE (Groupement d’Intérêt Economique) destiné à reprendre les activités après la fin du projet ; la sensibilisation à l’environnement des populations concernées par le projet (150 000 personnes) ; l’appui à la filière du recyclage plastique sur la ville de Nouakchott avec la participation des services municipaux, des organisations de base et des artisans ; la formation d’artisans et d’entrepreneurs locaux. « On traite aujourd'hui, 25 kilos minimun par femme. Je suis fière de faire ce travail, je suis bien payée et les gens me respectent», se réjouit Aminata Ndongo.

 

 















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