
Le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso a convoqué lundi le chargé d’affaires de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Ouagadougou, suite à l’annonce du « suicide » du Burkinabé, ancien ressortissant ivoirien, retrouvé « mort » dans sa cellule, indiquant qu’il s’était « pendu ».
La Côte d’Ivoire a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les motifs du suicide de feu Traoré, détenu depuis janvier dernier à Abidjan après avoir été condamné pour espionnage.
Le Burkina Faso a dénoncé l’incident, exigé des autorités ivoiriennes qu’elles remettent le corps de Traoré réaffirmant que sa mort s’apparentait à une « liquidation », rejetant « la tentative d’inversion des faits ».
Il a noté que Traoré n’était plus citoyen ivoirien, ayant été déchu de sa nationalité.
Après avoir convoqué le diplomate ivoirien, le porte-parole du gouvernement burkinabé, Gilbert Ouedraogo, a déclaré que la façon dont le décès a été annoncé était « irresponsable et ne respectait pas les relations entre les deux pays ».
Il a souligné que le comportement d’Abidjan était « irresponsable et irrespectueux à l’égard du Burkina Faso et de la famille de d’Alain Christophe Traoré, qui a appris la nouvelle par les médias sociaux ».
Ces événements soulignent une fois de plus la sensibilité et la fragilité des relations entre les deux voisins ouest-africains, dont les tensions s’exacerbent parfois.





