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Mali : la ville de Nioro assiégée par les combattants du FLM et des combats violents auraient lieu dans les environs de la localité

Des sources locales ont déclaré à Sahara Media que des affrontements ont éclaté jeudi soir près de la ville de Nioro, au Mali, entre l’armée malienne et des combattants du Front de libération du Macina, après plusieurs jours de tensions croissantes dans la région.

Aucune information supplémentaire n’a été fournie sur la situation sur le terrain, ni sur le bilan des affrontements, qualifiés de « violents » par des sources locales.

Ces affrontements coïncident avec la célébration de la naissance du prophète Mohamed (PSL) dans cette ville, considérée comme la capitale spirituelle de la confrérie hamouia (les adeptes du Cheikh Hamahoullah).

Le Front de libération du Macina, affilié à Al-Qaïda, a imposé il y a quelques jours un siège sur les villes de Kéï et Nioro, situées au sud-ouest du Mali, près de la frontière avec la Mauritanie.

Un combattant du Front est apparu dans une vidéo d’environ quatre minutes, diffusée mercredi sur les réseaux sociaux, s’exprimant en bambara et annonçant le début du siège.

Le combattant a évoqué l’interdiction d’entrée du carburant provenant du Sénégal, de Mauritanie, de Guinée et de Côte d’Ivoire, ainsi que l’interdiction des activités de la société de transport locale « Diara » au motif qu’elle coopère avec les autorités transitionnelles du Mali.

Dans le même temps, des hommes armés du Front de libération du Macina ont tendu une embuscade entre les villes de Bima et Diongo Mané, près de Nioro, où ils ont intercepté un convoi appartenant à la communauté hamouia, se sont emparés de deux véhicules 4×4 et ont emmené quatre personnes vers une destination inconnue.

Jeudi, des militants ont diffusé sur les réseaux sociaux des vidéos montrant des camions incendiés sur la route fermée par le Front de libération du Macina, qui relie Kéï et Nioro.

Dans le même contexte, des sources médiatiques à Bamako ont déclaré que l’armée malienne avait lancé ces derniers jours des opérations terrestres et aériennes dans les régions de Léré, Gao, Kayes et Nioro, qui ont permis de « neutraliser de nombreux combattants », sans donner de détails précis sur les pertes.

Mais les autorités de transition maliennes de Bamako se sont jusqu’à présent abstenues de tout commentaire officiel sur l’annonce du siège, tandis que le gouverneur de Kayes, le général Moussa Soumaré, a annoncé la prolongation du couvre-feu dans la ville pour un mois supplémentaire à compter du 31 août dernier.

La décision d’imposer le couvre-feu avait été prise pour la première fois en juillet dernier à la suite d’une série d’attaques visant sept régions de la province, puis prolongée en août.

Dans le même contexte, le gouverneur de Nioro a pris le 28 août une décision exceptionnelle interdisant les déplacements et le pâturage transfrontaliers dans sa région, en particulier pour les troupeaux provenant de Mauritanie.

Ce secteur est considéré comme vital pour l’économie locale, puisque près de 5 millions de têtes de bétail transitent chaque année par cette ville, dont 70 % proviennent de Mauritanie, tandis que le secteur de l’élevage représente environ 19 % du produit intérieur brut et assure la subsistance de 30 % de la population.

 

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