L’ambassadeur de la RPC en Mauritanie : « Une seule Chine » est un principe intangible… et le partenariat stratégique avec la Mauritanie s’accélère sous la direction de nos 2 dirigeants »

L’ambassadeur de Chine en Mauritanie, Zhang Zongdong, a confirmé lors d’un entretien exclusif accordé à a la chaîne « Sahara 24 » que son pays s’efforcerait de mettre à profit l’énorme puissance de la « modernisation à la chinoise » pour la transformer en « nouvelles opportunités » et en « avantages concrets » pour son partenariat stratégique avec la Mauritanie, s’engageant à insuffler un « élan durable » à la coopération bilatérale qui célèbre son 60e anniversaire.
Ces assurances économiques et politiques régionales ont été accompagnées d’un avertissement ferme du diplomate chinois contre « toute tentative de déformer ou de saper » le principe « d’une seule Chine », qu’il a jugé « totalement inacceptable ».
Dans le contexte des relations bilatérales qui célèbrent leur 60e anniversaire, le diplomate chinois a souligné que les relations bilatérales avaient connu un « développement rapide » ces dernières années.
« Sous la direction du président Xi Jinping et du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, les deux dirigeants se sont rencontrés trois fois en deux ans et ont annoncé l’élévation des relations au rang de partenariat stratégique, traçant ainsi une voie claire pour la coopération future ».
Il a précisé que les futurs plans de coopération s’appuieront sur l’intégration du développement mauritanien dans le processus de modernisation chinoise, grâce au renforcement de domaines vitaux tels que l’interconnexion des infrastructures, l’exploitation des ressources énergétiques, la transformation numérique et la coopération en matière de sécurité et de défense.
Il a évoqué l’héritage historique de la coopération, soulignant que la Chine a mis en œuvre plus de 100 projets de développement en Mauritanie, dont les plus importants sont le port de l’amitié et le pont de l’amitié, et a affirmé que ces efforts se poursuivront dans le cadre de l’initiative « la ceinture et la route » afin de garantir des « avantages concrets » au peuple mauritanien.
En ce qui concerne le programme de développement, Zhang Zongdong a révélé l’adoption des propositions du quinzième plan quinquennal (2026-2030), une « étape charnière » qui permettra de réaliser des « progrès considérables » dans la puissance globale du pays.
L’ambassadeur a prévu que le produit intérieur brut chinois dépasserait 130 000 milliards de yuans (environ 18 000 milliards de dollars américains) d’ici 2025, et que le prochain plan se concentrerait sur la réalisation d’un développement de haute qualité et le renforcement de l’indépendance des sciences et des technologies, afin de consolider le rôle de la Chine en tant que « centre mondial de l’innovation ».
L’ambassadeur a également mis en avant l’initiative de gouvernance mondiale lancée par le président Xi Jinping, la qualifiant de « réponse de la Chine aux questions de notre époque » concernant la construction d’un système international « plus juste et plus équitable ».
À la fin de son discours, l’ambassadeur a confirmé que Pékin avait décidé de faire du 25 octobre une fête nationale annuelle pour commémorer la « récupération de Taïwan » des forces japonaises en 1945, considérant cette mesure comme la « preuve irréfutable » du rétablissement de la souveraineté légitime de la Chine sur l’île.
Il a réitéré son avertissement selon lequel toute tentative de remettre en cause le principe d’une seule Chine, qui représente un « consensus international général » soutenu par la résolution 2758 des Nations unies, est « totalement inacceptable ».
La question de Taiwan est l’une des plus importantes et des plus complexes des relations internationales contemporaines, et elle est une source de tension permanente entre la République populaire de Chine et les États-Unis et leurs alliés. Les racines de cette crise remontent à la fin de la Seconde Guerre mondiale et à la guerre civile chinoise.
Le 25 octobre 1945, la Chine reprit le contrôle de Taïwan et des îles Penghu après la capitulation du Japon.
Cependant, après la défaite du gouvernement du Kuomintang (nationaliste) face au Parti communiste en 1949, les nationalistes se sont retirés à Taïwan et y ont fondé le gouvernement de la République de Chine, tandis que la République populaire de Chine était fondée sur le continent.
Depuis lors, Pékin considère Taïwan comme une province séparatiste et une partie intégrante de son territoire, adhère au principe d’« une seule Chine » et insiste sur la nécessité de la réunification, tout en se réservant le droit de recourir à la force si Taïwan proclamait officiellement son indépendance.
La Chine fonde sa position sur la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations unies adoptée en 1971, qui a reconnu la République populaire de Chine comme le seul représentant légitime de la Chine au sein de l’organisation internationale, ce qui constitue la pierre angulaire de la position chinoise en matière de souveraineté.
Malgré cela, les États-Unis continuent, en vertu de la « loi sur les relations avec Taïwan », de fournir des armes défensives à Taipei, ce qui constitue une source de discorde permanente entre Washington et Pékin et fait du détroit de Taïwan un point chaud potentiel aux répercussions mondiales sur la sécurité et l’économie internationales.





