
Les importations de carburant du Mali ont diminué d’environ 3,7 millions de litres en une semaine, dans un contexte de perturbations croissantes des chaînes d’approvisionnement liées au blocus imposé par le groupe « Al-Nusra » sur certaines routes depuis la fin du mois d’avril, selon les chiffres officiels publiés par le gouvernement malien.
Les autorités ont indiqué que le nombre de camions-citernes entrant dans le pays est passé de 665 entre le 4 et le 10 mai à 609 entre le 11 et le 17 mai, tandis que le volume des approvisionnements a reculé de 31,1 millions de litres à 27,4 millions de litres.
Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé jeudi à Bamako une réunion avec les acteurs du secteur des hydrocarbures afin d’examiner la situation de l’approvisionnement face aux pressions croissantes qui pèsent sur les voies logistiques dont dépend le pays pour importer du carburant via les ports des pays voisins.
Le Mali, pays enclavé, dépend fortement du transport routier pour assurer ses importations de carburants et de produits de première nécessité, ce qui fait que toute perturbation sécuritaire sur les routes et les axes commerciaux a un impact direct sur l’approvisionnement, les prix et l’activité des marchés.
Le ministre malien a souligné la nécessité de renforcer la surveillance de la chaîne d’approvisionnement et de garantir la régularité de la distribution de carburant, indiquant que la coordination avec les importateurs et les transporteurs se poursuivait afin d’éviter toute perturbation sur le marché local.
Depuis plusieurs semaines, les voies d’approvisionnement au Mali sont confrontées à des pressions sécuritaires croissantes, suite à des attaques et des opérations de blocage visant la circulation des camions et des convois commerciaux, alors que le carburant constitue un élément essentiel pour les transports, la production d’électricité, les activités économiques et les services publics.





