
Les autorités burkinabè ont annoncé avoir déjoué une nouvelle tentative visant à déstabiliser le pays et à assassiner le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, accusant l’ancien président du Conseil militaire, le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, d’en être l’instigateur.
Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahmoud Sana, a déclaré dans un communiqué que les services de renseignement avaient réussi à déjouer un complot qui devait être mis à exécution le 3 janvier dernier et qui visait à renverser le régime actuel en ciblant la résidence du président Traoré par « des bombardements ou des tirs directs ».
Le ministre a désigné le lieutenant-colonel Damiba, qui réside actuellement au Togo, comme le « cerveau » de cette tentative, l’accusant d’avoir conçu et planifié les opérations, recruté des militaires et des civils, et collecté des fonds dont « une grande partie provenait de la Côte d’Ivoire ».
Selon la version officielle, le plan de coup d’État prévoyait de paralyser la base des drones et de mener une intervention militaire terrestre avec l’aide de « forces extérieures ».
Le ministre a confirmé que les arrestations des personnes impliquées étaient en cours, saluant la « vigilance et le professionnalisme » des services de sécurité et de renseignement.
Ce n’est pas la première fois que le régime de Traoré porte des accusations contre Damiba, qui avait déjà été démis de ses fonctions dans les forces armées en octobre 2024 pour « collusion avec des forces étrangères et des terroristes », deux ans après avoir été renversé lors d’un coup d’État militaire mené par Traoré en septembre 2022.





