Actualité

Des questions et des réponses pour comprendre le rapport américain sur les droits de l’homme

Le département d’État américain a publié son rapport annuel sur la situation des droits humains dans le monde, évaluant de façon complète la situation des droits et libertés dans plus de 190 pays et territoires.

Dans la partie consacrée à la Mauritanie, le rapport indique que l’année 2024 n’a pas connu de changements significatifs en matière de droits humains, avec la persistance de violations telles que les meurtres prémédités, les détentions arbitraires, les restrictions de la liberté d’expression et de la presse, ainsi que la prévalence des pires formes de travail des enfants.

Le rapport souligne que les autorités ont pris certaines mesures pour traduire en justice les auteurs de violations, mais que l’impunité persiste et qu’un certain nombre d’incidents signalés n’ont toujours pas fait l’objet d’une enquête à la fin de l’année.

Dans ce rapport, nous répondons aux questions les plus importantes pour comprendre le rapport sur les droits de l’homme publié chaque année par les États-Unis d’Amérique.

Qu’est-ce que le rapport sur les droits de l’homme ?

Le rapport annuel publié par le département d’État américain sur la situation des droits de l’homme dans le monde est l’un des documents les plus influents au niveau international en matière de droits humains.

Ce rapport, que le département s’engage à publier depuis 1977 en vertu de la loi américaine sur l’aide étrangère, rend compte de la situation des droits politiques et civils dans tous les États membres des Nations unies, ainsi que dans les pays bénéficiant d’une aide américaine.

Le rapport ne se limite pas à la documentation, mais constitue également un outil de pression diplomatique utilisé pour définir la position des États-Unis vis-à-vis d’autres pays, notamment en matière d’aide économique, de coopération en matière de sécurité et de sanctions.

Ses auteurs s’appuient sur les témoignages des victimes, les rapports des organisations de défense des droits humains et les publications médiatiques, ce qui en fait l’une des références les plus fiables pour surveiller les violations telles que les arrestations arbitraires, la torture, les exécutions extrajudiciaires et les restrictions à la liberté d’expression et de réunion.

Quelle est l’importance du rapport ?

Des organisations internationales et régionales, dont Human Rights Watch, s’appuient sur ce rapport pour suivre les violations et faire pression sur les gouvernements, en particulier dans les pays qui ne disposent pas d’une presse libre ou d’un système judiciaire indépendant.

Le rapport sert également de référence dans les forums internationaux, notamment au Conseil des droits de l’homme des Nations unies et dans le cadre du mécanisme d’examen périodique universel.

Les principales modifications apportées ?

Le gouvernement américain a apporté des modifications substantielles qui ont réduit la taille du rapport et atténué ses critiques à l’égard de certains pays alliés, tels que le Salvador et Israël.

La section consacrée à Israël est cette année plus courte que dans le rapport 2023 et ne fait aucune référence au génocide commis par Israël contre le peuple palestinien à Gaza.

L’administration Trump considère que la promotion traditionnelle de la démocratie et des droits de l’homme par les États-Unis constitue une ingérence dans les affaires d’autres pays, mais elle se réserve le droit de critiquer certains pays en fonction de sa politique étrangère.

Des experts ont critiqué le rapport au niveau interne.

Josh Poll, ancien responsable du département d’État et directeur de l’organisation « New Politics », a déclaré à l’agence Reuters que le rapport « montre ce qui se passe lorsque l’agenda politique l’emporte sur les faits », le qualifiant de « communiqué de propagande soviétique » plutôt que de document émanant d’un régime démocratique.

Selon les analystes, le rapport de cette année reflète les priorités de la politique étrangère de l’administration actuelle, qui adoucit le ton envers ses principaux partenaires et se montre plus sévère envers ses rivaux ou les pays moins alliés à Washington.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page