
Les autorités togolaises ont extradé l’ancien président de la transition du Burkina Faso, Paul-Henri Damiba, à son pays, où il devra répondre d’accusations liées à l’organisation d’une tentative d’assassinat contre l’actuel président du Conseil militaire, le capitaine Ibrahima Traoré.
L’extradition a eu lieu « en un temps record », quelques jours après la demande judiciaire déposée par Ouagadougou le 12 janvier dernier, à la suite de l’annonce de la tentative déjouée d’un complot visant à déstabiliser le pays, qui devait être mis à exécution le 3 janvier par le bombardement de la maison de Traoré ou par des tirs à bout portant.
L’enquête burkinabè a révélé que Damiba, qui réside à Lomé depuis son renversement en 2022, était « l’instigateur principal » chargé de planifier et de recruter les militaires, précisant que le financement provenait de la Côte d’Ivoire.
Outre l’accusation de « complot », le colonel déchu est également accusé de « détournement de fonds publics, corruption et incitation à la criminalité », tandis que Lomé a donné des garanties quant à un procès équitable et à ce qu’il ne serait pas condamné à mort en échange de sa remise.
Traoré avait limogé Damiba de l’armée fin 2024 pour « atteinte à la dignité des forces armées » et collusion avec des forces étrangères et des groupes armés pour déstabiliser la Burkina Faso.





