Actualité

Le président Ghazouani a reçu les représentants des partis politiques participant au dialogue national

Le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rencontré jeudi soir à Nouakchott plusieurs personnalités politiques représentant les partis politiques (pro-gouvernementaux et d’opposition) participant au dialogue national prévu.

Cette rencontre intervient alors que la scène politique est en proie à une certaine stagnation, sur fond d’accusations mutuelles entre le pouvoir et les partis d’opposition quant à la responsabilité du retard pris dans le lancement du dialogue promis par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani lors de sa campagne électorale de 2024.

Le vice-président du parti Union des forces du progrès, Khalilou Ould Dedde, a déclaré que la rencontre entre le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et certaines factions de l’opposition était une étape préliminaire à la réunion prévue, dans le but de formuler une lecture consensuelle des propositions du coordinateur du dialogue national, Moussa Fall.

Dans une interview accordée à la chaîne Sahara 24, ould Dedde a dit que l’opposition avait perçu chez le président une volonté sincère de poursuivre le dialogue afin de renforcer la confiance entre les différents acteurs politiques, soulignant que le renforcement de cette confiance nécessitait des mesures concrètes, à commencer par la libération du président de l’organisation Transparency International, Mohamed Ould Ghadda, et la révision des lois que l’opposition considère comme un recul des libertés constitutionnelles.

Le leader de l’opposition a insisté sur la nécessité d’impliquer toutes les parties dans la mise en œuvre des résultats du dialogue et de n’exclure aucune partie, précisant que la réunion de jeudi visait à surmonter les obstacles susceptibles d’entraver le lancement du processus de dialogue, en établissant une lecture commune et judicieuse des contenus proposés, afin de garantir que le dialogue ne s’enlise pas dans ses phases ultérieures.

Ould Dedde a mis en garde contre les défis externes et internes qui imposent la construction d’un « front interne fort », soulignant que les pays riches en ressources naturelles sont désormais pris pour cible dans un contexte de perturbation du droit international, comme cela s’est produit à Gaza et au Venezuela estimant que les divergences au sein des pôles de l’opposition ne concernaient que la « méthodologie », tout le monde s’accordant à dire que le dialogue était la seule issue pour faire face aux crises.

Le vice-président de l’UFP a estimé que la participation du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à ces réunions prouve sa volonté sincère de surmonter les obstacles au dialogue, en particulier dans les domaines de l’unité nationale, de la corruption et de la sécurité, soulignant que le succès de ce processus dépend de l’obtention de résultats consensuels garantissant la stabilité et le développement du pays.

Une source politique a déclaré à Sahara Media que le quota de l’opposition avait été réparti avec précision pour inclure dix personnalités des partis regroupés sous la bannière de la « Fondation de l’opposition démocratique », tandis que les dix autres sièges avaient été attribués aux autres forces et courants d’opposition en dehors de la Fondation.

Selon la même source, la réunion s’est principalement concentrée sur la discussion du « document de feuille de route pour le dialogue », préparé par le coordinateur général, Moussa Fall, une initiative qui propose un cadre temporel et technique pour surmonter les divergences fondamentales qui ont entravé le lancement du dialogue national au cours des derniers mois.

Le « document de feuille de route pour le dialogue » comprend des propositions de réformes politiques et électorales, ainsi que des mesures visant à traiter les questions de l’unité nationale et du système des droits humains.

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page