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Maroc : des peines de prison pour les fraudeurs au baccalauréat

Le gouvernement marocain a approuvé vendredi une loi répressive à l’encontre des fraudeurs au baccalauréat, qui pourrait valoir aux auteurs 5 ans de prison.

Cet examen est prévu le 5 juin prochain et concernera 440.000 candidats.

Cette loi présentée par le ministère de l’éducation nationale, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique prévoit des peines de prison de 6 mois à 5 ans et une amende de 10.000 dirhams.

 Cette loi qui entre en vigueur cette année, sanctionne tout échange de données par écrit ou verbalement entre les candidats dans les espaces d’examen, l’utilisation de tout moyen de quelque origine que ce soit, électronique ou autre, l’échange de documents non autorisés dans les salles d’examen ou l’utilisation de documents falsifiés afin de prendre part aux examens.

La loi sanctionne par ailleurs tout responsable, intervenant ou participant à la rédaction des sujets, leur acheminement ou leur protection de même que celui qui se substitue à un candidat ou qui fuiterait les sujets.

Les sanctions seront également appliquées aux non candidats qui contribueront à des réponses apportées aux sujets d’examens à l’intérieur ou à l’extérieur des centres d’examen, ou qui faciliteront leurs échanges ou la vente des sujets par l’utilisation des moyens traditionnels ou électroniques individuellement ou dans des réseaux.

 Le premier ministre marocain, Saad Eddine Al Ousmani, lors de la réunion du gouvernement, a appelé les candidats à faire prévaloir l’assurance et la confiance en soi au moment d’affronter l’examen, les invitant à s’éloigner de la triche et ne compter que sur leurs propres capacités afin de poursuivre leur cursus de manière positive.

 

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