Mauritanie-Sénégal : mise en place d’une commission bilatérale en février pour veiller à l’application des termes de l’accord sur la migration

La Mauritanie et le Sénégal ont convenu d’un ensemble de nouvelles mesures visant à réglementer l’immigration et à faciliter la circulation entre les deux pays, reflétant ainsi la profondeur des liens sociaux et culturels qui unissent les deux peuples et la volonté des deux gouvernements de traiter les dossiers communs dans un esprit d’harmonie et de responsabilité.
Cette décision a été prise lors de la visite de travail et d’amitié effectuée par le Premier ministre mauritanien Mokhtar Ould Diay à Dakar les 8 et 9 janvier 2026.
Le communiqué final de la visite indique que « dans le cadre d’une démarche pratique visant à réglementer l’entrée et le séjour des ressortissants des deux pays, les deux délégations ont annoncé leur accord sur la mise en œuvre de l’accord relatif aux conditions d’entrée, de séjour et d’établissement signé le 2 juin 2025, afin de garantir la clarté des procédures, la transparence des transactions et la facilitation des mouvements légaux à travers les frontières ».
Ils ont également décidé de former une commission bilatérale conjointe avant la fin du mois de février 2026, chargée de suivre la mise en œuvre de l’accord sur le terrain, de traiter les problèmes qui pourraient survenir et de proposer des améliorations continues des procédures administratives et sécuritaires.
Dans leur communiqué final, les deux parties ont reconnu que la circulation entre la Mauritanie et le Sénégal constituait un levier essentiel pour l’intégration économique, mais qu’elle nécessitait un cadre réglementaire efficace garantissant les droits, préservant la sécurité et conservant le caractère historique ouvert des relations entre les populations vivant de part et d’autre de la frontière.
Les deux parties ont insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts visant à intégrer économiquement et socialement les communautés frontalières, afin de leur permettre de jouer un rôle actif dans la dynamisation des échanges et l’amélioration des conditions de vie, en tant que lien entre les deux peuples et partenaire direct dans les efforts de stabilisation et de développement.
Le communiqué précise que ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une volonté commune d’éviter tout conflit à la frontière et de mettre en place un mécanisme de coordination avancé pour la gestion des flux migratoires, comprenant l’échange d’informations, la facilitation des services et le renforcement de la coopération entre les autorités compétentes.





