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Négociations à Madrid sous l’égide des USA autour d’une administration exécutive du Sahara

Une nouvelle série de négociations « secrètes » sur le dossier du Sahara a débuté dimanche dernier à Madrid, sous l’égide directe des États-Unis, reflétant ainsi le passage de Washington à la phase « d’administration exécutive » du plus ancien conflit de la région et du continent africain, alors que tout indique que l’administration du président Donald Trump souhaite régler ce dossier selon une vision « réaliste ».

Selon des informations publiées dans la presse espagnole, notamment dans le journal « El Confidencial, les discussions qui se sont tenues au siège de l’ambassade américaine à Madrid ont réuni des délégations de haut niveau comprenant les ministres des Affaires étrangères du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie, ainsi qu’un représentant du Front Polisario, en présence de l’envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura.

Du soutien individuel au « consensus européen »

Les réunions de Madrid s’inscrivent dans une dynamique diplomatique renforcée par la position commune adoptée par l’Union européenne à la fin du mois dernier.

Le soutien à l’initiative d’« autonomie » marocaine est ainsi passé d’une position individuelle des États à un engagement collectif des 27 pays de l’Union, qui la considèrent comme la base « la plus appropriée et la seule » pour régler le conflit.

Ce changement radical, qui s’appuyait sur les dispositions de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, a donné aux négociations menées dans l’enceinte de l’ambassade américaine une forte couverture internationale, transformant la proposition marocaine en un cadre unique que le communiqué européen a qualifié de plus sérieux et crédible pour mettre fin au conflit régional.

Les pressions de Washington et la nouvelle « feuille de route »

Au niveau des initiatives, des informations ont révélé que Washington avait réactivé la formule des « tables rondes » sous la pression directe de Moussa Faki, représentant spécial du président Trump pour l’Afrique, dont la récente visite en Algérie a réussi à convaincre ce pays de revenir à la table des négociations en tant que partie principale au conflit.

Dans le même contexte, le journal El País a indiqué que Rabat était entrée dans les négociations avec une « version élargie » de la proposition d’autonomie, composée de 40 pages et comprenant des détails institutionnels et des garanties constitutionnelles améliorées.

Cette série de négociations, qui a été précédée par des réunions secrètes à Washington, vise à parvenir à un accord définitif avant une série de négociations prévues aux États-Unis à la fin du mois, qui pourraient mettre fin à une impasse diplomatique qui dure depuis des décennies.

 

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