
Les efforts déployés au sein de l’Union africaine pour adopter un soutien unanime à la candidature de Maki Sall au poste de secrétaire général des Nations unies ont échoué, après que plus de vingt États membres se sont opposés à la procédure menée par le Burundi en sa qualité de président en exercice de l’Union.
Le Burundi avait proposé d’adopter la candidature par le biais de ce que l’on appelle la procédure du « silence » au début du mois de mars, mais le fait qu’un certain nombre de pays aient rompu cette procédure a empêché l’adoption d’une position africaine unifiée, compte tenu de l’opposition du Rwanda qui a estimé que cette démarche était contraire aux règles régissant les candidatures, les deux parties s’étant mutuellement accusées quant à la légalité de la procédure.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungire, a critiqué ce qu’il a qualifié d’imposition d’un fait accompli, tandis que le Burundi a défendu la voie choisie, affirmant qu’elle s’inscrivait dans le cadre des mécanismes de l’Union.
Ce différend s’inscrit dans un contexte de tensions régionales liées à la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, où Kigali et Gitega se trouvent dans des camps opposés, d’où leurs positions antagoniques au sein de l’Union africaine.





