Ce qu’il faut savoir à propos du recensement foncier lancé par le ministère concerné

Le directeur général des domaines et de l’enregistrement, Bida Sgheïr, a déclaré que le recensement foncier lancé hier vise à garantir la propriété foncière, à rectifier les documents et à remédier aux irrégularités liées à la multiplicité des propriétaires, aux doubles attributions et aux documents non enregistrés.
Dans une interview accordée à la chaîne « Sahara 24 », Ould Sgheïrr a précisé que les travaux sur le projet avaient effectivement débuté en mars 2025, après sa présentation fin 2024, soulignant que sa mise en œuvre repose sur la création d’une base de données unifiée reliant les parcelles, leurs plans, leurs propriétaires et leur historique.
Le directeur général des domaines a ajouté que la première phase comprenait la mise en place de l’infrastructure technique et des applications numériques nécessaires au recensement, permettant ainsi la collecte et le stockage centralisés et sécurisés des données.
Il a précisé que le recensement vise à « sécuriser la propriété immobilière » et à produire une carte cadastrale complète de la capitale Nouakchott, tout en traitant les problèmes accumulés dans le secteur immobilier.
Ould Sgheïr a souligné que l’opération concernera tous les bâtiments résidentiels de Nouakchott, où des équipes de terrain se rendront dans les foyers pour collecter des données et recenser les bâtiments, en vue de la délivrance de documents sécurisés « infalsifiables », selon ses propres termes.
Il a précisé que les équipes de terrain sont équipées d’ordinateurs et de systèmes de géolocalisation (GPS), de sorte qu’aucun terrain ne pourra être enregistré qu’après vérification de son emplacement sur le terrain et son intégration dans le système numérique.
Le directeur général des domaines a précisé que la préparation de l’opération a notamment consisté à utiliser des images satellites récentes et haute résolution de la capitale, qui ont été recoupées avec les plans d’urbanisme disponibles.
Il a déclaré que les problèmes immobiliers à Nouakchott « ne sont pas nouveaux », ajoutant que les autorités avaient décidé, dès la création du secteur compétent en 2024, de donner la priorité à la réforme du système foncier.
Le responsable du ministère a précisé que cette nouvelle mesure visait également à limiter les litiges fonciers, la pluralité des propriétaires et la falsification de documents, grâce à l’adoption d’un dossier unique de preuve de propriété permettant d’obtenir un titre foncier dans un délai d’un à deux mois après l’achèvement des formalités.
Ould Sgheïr a ajouté que le coût de la procédure s’élève à environ 20 000 anciens ouguiyas, précisant que l’objectif principal n’est pas la perception de recettes, mais l’organisation de la propriété et la protection des droits des propriétaires.
Il a souligné que les biens immobiliers habités ne faisant l’objet d’aucun litige seront sécurisés directement, tandis que les litiges immobiliers seront renvoyés devant la juridiction compétente.
Le directeur a souligné que chaque parcelle de terrain habitée bénéficiera à l’avenir de documents sécurisés et d’un titre de propriété officiel dans le cadre du nouveau système.





