
L’agence Reuters a indiqué dans un article publié récemment que les troubles actuels au Mali menacent l’influence et les intérêts russes dans la région du Sahel, dans un contexte d’intensification des attaques armées et de détérioration de la situation sécuritaire dans le pays.
Elle a ajouté que le Mali avait connu ces derniers jours des attaques revendiquées par le groupe « Nasra al-Islam wal-Muslimin » et le Front de libération de l’Azawad, qui ont visé plusieurs régions du pays et mis en évidence la fragilité de la situation sécuritaire malgré le soutien militaire russe au Conseil militaire au pouvoir à Bamako.
Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, connu pour sa proximité avec Moscou, est mort des suites de blessures subies lors d’une attaque visant sa résidence dans la ville de Kati, près de Bamako, tandis que les forces du « Corps africain » russe ont été contraintes de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du pays.
L’agence Reuters a rapporté les propos de la chercheuse Irina Filatova, de l’université du Cap, selon lesquels le Mali représente l’un des centres d’influence russe en Afrique de l’Ouest, avertissant que l’incapacité de Moscou à reprendre rapidement Kidal porterait un coup à sa crédibilité en matière de sécurité dans la région.
L’agence a également rapporté les propos de Heni Nsayiba, analyste principal pour l’Afrique de l’Ouest au sein du groupe américain « Acled », selon lesquels les récentes attaques démontrent l’échec de l’intervention russe au Mali et menacent les intérêts stratégiques et économiques de Moscou dans la région du Sahel.
« Reuters » a indiqué que la Russie est impliquée au Mali dans des projets liés à l’énergie nucléaire, à l’or et au lithium, en plus d’une présence militaire dirigée par les forces du « Corps Afrique » relevant du ministère russe de la Défense.
Le ministère russe de la Défense avait annoncé mardi que les forces du « Corps Afrique » avaient participé à la répression de ce qu’il a qualifié de tentative de coup d’État menée par des hommes armés au Mali samedi dernier, confirmant l’utilisation de différents types d’armes au cours de l’opération.





