Le ministre de l’énergie et du pétrole : « la situation de nos stocks en hydrocarbures est rassurante »

Le ministre mauritanien de l’Énergie et du Pétrole, Mohamed Ould Khaled, a déclaré que la situation des stocks de carburants en Mauritanie était « rassurante », soulignant que le pays n’avait enregistré aucune interruption ni aucun retard dans l’approvisionnement malgré les perturbations que connaît le marché mondial de l’énergie depuis le début de la crise au Moyen-Orient.
Le ministre a ajouté, lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée à la réponse à deux questions orales sur le contenu local et l’état des stocks de carburants, que les stocks actuels assurent une autonomie de 52 jours pour le gazole, 41 jours pour l’essence, 65 jours pour le fioul et 25 jours pour le kérosène, deux navires transportant plus de 78 000 tonnes de carburants étant en attente d’accostage.
Il a indiqué que la Mauritanie importait chaque année entre 1,2 et 1,3 million de tonnes métriques de produits pétroliers, répartis entre le gazole, le fioul, l’essence et le kérosène, soulignant que le secteur s’appuie sur un plan proactif pour garantir la continuité de l’approvisionnement et faire face à toute perturbation internationale.
En ce qui concerne le contenu local, le ministre a annoncé que le gouvernement avait créé le « Secrétariat permanent du contenu local », un organisme spécialisé relevant directement du Premier ministre, chargé de favoriser la participation des compétences et des entreprises nationales aux projets d’extraction et d’énergie.
Le ministre a souligné que le gouvernement s’emploie à mettre en œuvre un programme qu’il a qualifié de « sans précédent » visant à doubler les capacités de stockage, en portant la capacité de celui-ci à Nouakchott à 183 000 mètres cubes et en agrandissant les installations de stockage à Nouadhibou pour atteindre 279 000 mètres cubes d’ici 2027.
Il a également souligné que le secteur poursuit, en coordination avec les autorités concernées, la lutte contre la contrebande, la spéculation et le monopole, précisant que les pénuries parfois observées dans certaines stations ne sont pas liées à une insuffisance des stocks nationaux, mais à des comportements spéculatifs et à une demande croissante en carburants.





