Une coalition regroupant treize syndicats sénégalais a annoncé l’organisation d’une manifestation ce mardi à Dakar, suivie d’une grève générale de 72 heures pour compter de demain mercredi, et ce malgré l’appel du gouvernement à suspendre les mouvements de protestation.
Selon les médias, qui citent des responsables syndicaux, le Front syndical de défense du travail, qui regroupe notamment des organisations syndicales des secteurs de l’éducation, de la santé, de l’enseignement supérieur et de l’électricité, entend poursuivre sa mobilisation pour réclamer l’application des accords sociaux et l’amélioration des conditions de travail.
Les revendications portent notamment sur la réévaluation des retraites, le relèvement de l’âge légal de la retraite de 60 à 65 ans, le versement de primes d’encouragement et la généralisation effective de l’indemnité de logement pour qu’elle atteigne 100 000 francs CFA (environ 171 dollars).
Face à cette situation, huit membres du gouvernement, représentant notamment les ministères de la Justice, de l’Enseignement supérieur, de l’Éducation nationale, des Collectivités locales, de la Communication, de l’Emploi, des Transports et du Budget, ont tenu hier, lundi, une conférence de presse consacrée à l’examen des tensions sociales et des revendications syndicales.
Jeudi dernier, le Premier ministre sénégalais, Ahmed Lamine Lo, avait appelé les organisations syndicales à s’engager à suspendre les grèves pendant trois mois, lors d’une réunion du comité de pilotage de la Charte nationale pour la stabilité sociale, qui rassemble des représentants du gouvernement, des employeurs et des centrales syndicales.
Selon l’agence de presse sénégalaise, le Premier ministre avait proposé un mécanisme de règlement progressif des revendications, prévoyant leur traitement par les autorités compétentes, avant leur éventuel renvoi au cabinet du Premier ministre, puis à la présidence de la République pour les dossiers qui resteraient en suspens.
De leur côté, les organisations syndicales réclament le respect des engagements pris par les pouvoirs publics, notamment dans le cadre de la Charte nationale pour la stabilité sociale, signée le 1er mai 2025 entre le gouvernement, les organisations patronales et les centrales syndicales.




