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A l’initiative d’un mouvement politique, un congrès international à Dakar autour de la question du Sahara

Les travaux de la deuxième édition du congrès international pour le dialogue et la paix ont débuté vendredi à Dakar, une rencontre organisée par le mouvement « des sahraouis pour la paix ».

D’importantes personnalités politiques, diplomatiques et académiques des plusieurs pays dont notamment l’Espagne, le Pérou, l’Argentine et le Burundi, prennent part à ce congrès est organisé en collaboration avec le centre africain pour les études stratégiques.

Ce congrès qui dure deux jours (vendredi et samedi) doit adopter un ensemble de recommandations sur un mécanisme politique pacifique à même de résoudre la question du Sahara.

A l’ouverture des travaux, le président du mouvement à l’origine de l’initiative, El Hadj Ahmed Barikalla a remercié tous les participants à ce congrès, citant en particulier les représentants de l’autorité traditionnelle, les chefs de tribus sahraouies présents, ce qui constitue pour lui le plus grand acquis de ce mouvement depuis sa création il y a quelques années.
Il a ajouté que la présence de cette élite est un indicateur du parachèvement de la légalité du mouvement.

Pour sa part l’ancien ministre espagnol de la défense José Bono a dit qu’il est temps de trouver une solution définitive et pacifique au problème du Sahara réaffirmant que l’initiative marocaine était la meilleure solution.

Bono qui a été président du parlement espagnol a encore dit que sa présence à Dakar lui rappelle Nelson Mandela, ce héros africain qui avait été un modèle dans la lutte pour la libération qui avait inspiré beaucoup de pays africains.

Il a ajouté que Mandela avait qualifié la ville de Rabat de carrefour des mouvements de libération africains, qu’il s’agisse de l’Angola, la Mozambique, l’Algérie ou encore le Cap Vert.

« Mandela, a-t-il ajouté, m’avait réaffirmé avoir connu certains dirigeants de mouvements de libération à Rabat ».

L’ancien ministre espagnol de la défense a enfin déclaré que l’initiative marocaine était la meilleure solution pour résoudre le problème du Sahara, précisant que ce point de vue n’est pas seulement le sien, mais celui des nations unies, les Etats Unis d’Amérique et bon nombre de pays européens.

Etaient également présents à ce congrès de Dakar, outre,l’ancien ministre espagnol de la Défense, l’ancien président du Burundi, Domitian Ndayize, et l’ancien ministre des Affaires étrangères du Pérou, Miguel Angel Rodriguez Macai. Les organisateurs ont également annoncé que l’ancien Premier ministre espagnol Rodriguez Zapatero et l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos participeraient au congrès par visioconférence.

Le mouvement a présenté, lors de cette première journée, une lettre qu’il aurait reçue de certains habitants des camps de Tindouf annonçant leur adhésion au mouvement et leur soutien à la solution pacifique qui met fin au conflit.

Dans cette lettre, les signataires écrivent : « nous, un groupe de sahraouis réfugiés dans les camps de Tindouf et originaires autochtones du Sahara occidental, annonçons à l’opinion internationale notre adhésion à ce mouvement et notre soutien à chacune de ses initiatives destinées à trouver une solution pacifique à notre problème ».

Ce mouvement, « des sahraouis pour la paix », a été créé en avril 2020 et a tenu son premier congrès international fin 2022 à Las Palmas.

Son objectif annoncé : réunir les populations sahraouies autour d’une solution pacifique du problème du Sahara.

Il a invité la communauté internationale à prendre en compte sa participation.

 

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