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Accord international pour la tenue d’un sommet mondial sur le terrorisme

La coalition en faveur du sahel a annoncé vendredi, à l’issue de sa première conférence ministérielle, son intention d’organiser l’année prochaine un sommet des chefs d’état destiné à examiner la situation au sahel africain et l’appui des pays de la région contre les dangers du terrorisme.

Cette réunion ministérielle par vidéoconférence à laquelle ont pris part 60 pays a approuvé, dans son communiqué final, la tenue en juillet prochain d’une réunion retreinte, préparatoire d’une autre réunion ministérielle après l’été.

Le communiqué ajoute par ailleurs que le groupe des 5 pays du sahel, en accord avec les partenaires internationaux au sein de la coalition en faveur du sahel, ont accepté de participer en 2021 à un sommet extraordinaire des chefs d’état et dirigeants des pays de la coalition.

Cette réunion s’est tenue à l’initiative du ministre mauritanien des affaires étrangères, Ismael O. Cheikh Ahmed dont le pays préside actuellement le G5 sahel, l’émissaire de l’union européenne pour les affaires étrangères et les politiques sécuritaires, vice-président de la commission européenne et le ministre français des affaires étrangères Jean Yves Le Drian.

Selon le communiqué final les participants à la réunion ministérielle, la première du genre, ont renouvelé leur engagement en faveur de l’action menée par le groupe des pays du G5 Sahel, réaffirmant que leur participation sera conforme aux quatre principes autour desquels s’est constituée cette coalition, c’est-à-dire la lutte contre les groupes armés terroristes, le renforcement des capacités militaires des armées de la région, l’appui au retour de l’état et les administrations dans les régions et l’appui au développement.

Les participants à la réunion ont passé en revue ce qui a déjà été réalisé dans le cadre du programme d’investissement prioritaire lancé par les partenaires des pays du sahel lors du sommet de Nouakchott, fin 2018, un sommet qui a permis de mobiliser 2,2 milliards d’euros pour le financement de projets de développement dans les régions frontalières des pays du sahel.

Ils ont par ailleurs évoqué les développements sécuritaires entrepris par les forces militaires communes des pays du Sahel sur le terrain en plus de leur intention de lancer la force militaire européenne (Takuba) destinée aux pays du Sahel et à appuyer la force française Barkhane, prévue, selon la France, dans quelques mois.

Ils ont réaffirmé leur engagement à appuyer les efforts déployés par les 5 pays du sahel pour faire face aux défis structurels comme la pauvreté, la fragilité économique, le changement climatique et les droits de l’homme.

Intervenant lors de cette conférence le ministre saoudien des affaires étrangères Fayçal Ben Farhan a déclaré que son pays est à la pointe des états qui combattent le terrorisme, rappelant la participation de l’Arabie saoudite pour un montant de 110 millions de dollars à la création du centre des nations unies pour la lutte contre le terrorisme.

Le chef de la diplomatie saoudienne a encore dit qu’en raison des relations historiques qu’entretient son pays avec les membres de la coalition et les pays du sahel et convaincu du rôle dynamique de ce groupe dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l’Arabie saoudite entretient avec lui une coordination et un échange d’informations pour combattre le terrorisme.

Pour sa part le ministre marocain des affaires étrangères, Nacer Bourita, a rappelé que son pays a toujours été sur tous les fronts aux côtés des pays du sahel, précisant que l’approche marocaine pour faire face au terrorisme est une approche humanitaire au premier chef basée sur trois axes indivisibles : la sécurité, le développement humain et la formation.

Le chef de la diplomatie marocaine a encore dit que bien que la dimension sécuritaire ne soit pas suffisante en elle-même, il n’en demeure pas moins qu’elle soit indispensable, réaffirmant la disponibilité du Maroc à accorder son appui à la modernisation de l’académie de défense du G5 Sahel à Nouakchott et qu’il lui réserve chaque année 203 places lors des sessions de formation dans les institutions militaires du royaume.

Le ministre marocain des affaires étrangères a révélé par ailleurs que des officiers de l’armée royale apportent leur aide à l’extérieur de la région et se tiennent à la disposition de l’école de maintien de la paix (Alioune Blondin Bèye) à Bamako pour dispenser des formations de courtes durées.

Cette conférence ministérielle intervient quelques jours avant un sommet des pays du sahel prévue fin juin à Nouakchott et auquel devra prendre part le président français Emmanuel Macron.

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