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Côte d’Ivoire : des morts dans des violences postélectorales

Des responsables ivoiriens ont annoncé mercredi la mort de soutiens du gouvernement et des tirs contre le cortège d’un ministre de la république, alors que la pression monte depuis la proclamation des résultats des élections présidentielles remportées par Alassane Dramane Ouattara, qualifiées de frauduleuses par l’opposition.

Depuis l’annonce de l’élection d’Alassane Ouattara mardi à l’issue des élections présidentielles boycottées par l’opposition qui a annoncé la formation d’un gouvernement de transition, les le pays est entré dans un cycle de violences.

Les forces de sécurité ont bloqué les routes menant aux domiciles des adversaires d’Alassane Ouattara, Henri Konan Bedié et Pascal Affi N’Guessan, accusés de fomenter une rébellion contre le gouvernement.

Mercredi, les Etats Unis se sont joints aux voix appelant au dialogue en Côte d’Ivoire où 40 personnes ont été tuées lors d’affrontements postélectoraux après l’annonce de la victoire d’Alassane Ouattara.

Selon le parti au pouvoir deux soutiens du gouvernement ont été tués près du domicile du ministre de l’équipement Amédi Koffi Kouakou, dans le centre de la commune de Toumody.

Cette commune a été le théâtre de violences lors des élections pendant le weekend entraînant la mort de quatre personnes lors de l’incendie d’un domicile.

Le porte-parole du parti au pouvoir ajouté que le cortège du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Sidi Thiémoko Touré, a essuyé des tirs dans le centre du pays mais qu’il n’y a pas eu de victimes.

La crise postélectorale fait craindre un basculement de la Côte d’Ivoire dans les violences similaires à celles qui ont couté la vie à 3000 personnes il y a près d’une décennie quand le président Laurent Gbagbo avait refusé de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, vainqueur des élections présidentielles qui avaient été organisées.

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