La Mauritanie prévoit d’enregistrer un excédent budgétaire global de 6,2 milliards MRU en 2027, avec des recettes et des subventions estimées à environ 152,11 milliards MRU, contre des dépenses et des emprunts nets s’élevant à 145,91 milliards, selon le projet de loi de finances élaboré par le gouvernement pour l’année prochaine.
Ce projet table sur une croissance économique réelle de 0,5 % en 2027 et un taux d’inflation de 3,3 %, tandis que le gouvernement prévoit une croissance moyenne de 4,3 % sur la période 2027-2029.
L’élaboration du budget repose sur une nouvelle règle budgétaire qui limite le solde primaire non extractif, y compris les subventions, à 3,5 % du produit intérieur brut nominal.
Selon le gouvernement, cette règle lie le plafond des dépenses aux recettes prévues, en excluant les recettes des industries extractives du calcul du solde visé.
En vertu de cette règle, le gouvernement prévoit que le solde primaire non extractif, y compris les subventions, s’élèvera à (moins) 21,03 milliards MRU en 2027, soit 3,5 % du PIB, contre (moins) 22,18 milliards MRU, soit 4 % du PIB, en 2026.
Le budget alloue des crédits à plusieurs programmes d’investissement, dont 11,59 milliards MRU pour la deuxième phase du programme de développement de Nouakchott, et 26,4 milliards pour le programme d’urgence visant à généraliser l’accès aux services essentiels au développement local au cours de la période 2025-2027.
Par ailleurs, le programme de développement de la région de Dakhlet Nouadhibou pour la période 2026-2029 prévoit des investissements estimés à environ 39,6 milliards MRU, destinés aux infrastructures de soutien aux secteurs productifs, à l’eau et à l’assainissement, aux routes et aux transports, ainsi qu’à la modernisation urbaine.
Les prévisions économiques mettent en garde contre des risques susceptibles d’affecter l’exécution du budget, notamment la persistance des tensions au Moyen-Orient, la hausse des prix de l’énergie, la baisse des cours de l’or ou des perturbations dans la production de gaz, ainsi que la diminution des subventions et des financements à des conditions préférentielles et le retard pris par la baisse de l’inflation, ce qui pourrait alourdir le fardeau des aides publiques.
Le gouvernement a indiqué que le cadre budgétaire comprend des mécanismes visant à limiter l’impact de ces risques, notamment un plafond des dépenses, une réserve de liquidités sur le compte unifié du Trésor auprès de la Banque centrale mauritanienne, ainsi qu’une contribution au Fonds national des recettes pétrolières.




