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Guinée Bissau : calme et poursuites après le coup d’état qui aura duré 5 heures

Le calme absolu règne dans la ville de Bissau, les commerces ont ouvert, les écoles aussi et les banques bien que l’armée continue de poursuivre les auteurs de la tentative du coup d’état du mardi et qui a duré 5 heures et au cours de laquelle 6 personnes au moins ont été tuées.

Dans les abords du palais présidentiel où ont eu lieu les confrontations, les impacts de balles sont visibles sur les murs de certaines rues mais les cadavres des victimes révélés mardi par le président Umaro Sissoco Embalô ont disparu.

Selon l’agence de presse portugaise, citant des sources sécuritaires et militaires, a déclaré qu’au moins six soldats des forces de sécurité et de l’armée ont été tués au cours des combats, en plus de plusieurs blessés dont certains grièvement.

Le gouvernement n’a toujours pas publié un bilan de ces affrontements.

Bien que le président Bissau guinéen ait annoncé lors d’une conférence de presse hier que l’armée a arrêté certains militaires impliqués dans cette tentative, des sources de l’état-major général des armées ont affirmé qu’une opération militaire se poursuit depuis hier à la recherche de militaires probablement impliqués dans la tentative.

Aucune information n’a été donnée à propos de ces personnes impliquées, quand bien même le président de la république, dans sa conférence de presse mardi avait dit que la tentative de coup d’état a été minutieusement préparée mais qu’elle demeurait un acte isolé.

Le président Bissau guinéen, ancien militaire, estime que cette tentative est liée à des mesures qu’il a prises récemment pour faire face aux trafiquants de drogue actifs dans le pays, sans pour autant indexé qui que ce soit.

Des rumeurs circulent en Guinée-Bissau sur l’implication d’anciens chefs militaires dans la tentative de coup d’État.

Le nom le plus fréquemment cité est celui du général à la retraite Bebo Na Chito et l’ancien commandant de l’état-major de la marine de Guinée-Bissau, qui avait été précédemment arrêté par les Américains dans l’Atlantique en 2013, et accusé de trafic de drogue.

Un tribunal de New York l’a même condamné à quatre ans de prison, avant d’être libéré en 2016.

Ce général est revenu dans son pays et avait tenté vainement de reprendre son service militaire ce que l’ancien président Bissau guinéen n’avait pas accepté.

A l’arrivée au pouvoir début 2020, les relations entre le nouveau chef de l’état et l’ancien général à la retraite ses sont détériorées, avant que celui-ci ne soit accusé l’année dernière d’implication dans des opérations de blanchiment d’argent.

Bien que le nom de ce général à la retraite ait fréquemment circulé, lui qui est lié au trafic de drogue et de blanchiment d’argent, officiellement ni le gouvernement Bissau guinéen ni l’armée ne l’ont officiellement indexé.

Pendant ce temps pleuvaient les réactions de solidarité locales et étrangères avec le président Embalô après l’échec du coup d’état dont la plus importante est le communiqué publié par le mouvement national pour l’alternance démocratique, deuxième coalition politique parlementaire du pays qui a condamné vigoureusement l’attaque du palais présidentiel qualifiant l’acte « d’attaque barbare contre l’état de droit ».

Parmi les premiers pays ayant condamné la tentative du coup d’état, le Portugal, l’ancienne puissance coloniale du pays, dont le ministre de la défense a déclaré que son pays rejetait le recours à la force pour la prise du pouvoir réaffirmant la solidarité du Portugal avec le président et le gouvernement Bissau guinéen.

D’autres pays ont également condamné cette tentative dont l’Espagne, le Cap Vert et l’Angola.

 

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